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LES LAS VEGAS ACES ÉCRIVENT L’HISTOIRE : TROIS TITRES EN QUATRE ANS

11 oct. 2025
3 min de lecture
Las Vegas Aces center A'ja Wilson
Las Vegas Aces center A'ja Wilson (Photo by M. Anthony Nesmith/Icon Sportswire)

PHOENIX, Arizona — Sous les projecteurs du Footprint Center, les Las Vegas Aces ont gravé leur nom un peu plus profondément dans la légende de la WNBA. En s’imposant 97-86 face aux Phoenix Mercury, elles décrochent leur troisième couronne en quatre saisons, concluant une série finale à sens unique (4-0) et confirmant leur statut de dynastie moderne.


Une entame maîtrisée, un message clair

Dès les premières minutes, la franchise du Nevada a imposé son tempo. Portées par une adresse impressionnante (55 % au premier quart), les Aces ont rapidement creusé l’écart, menant 30-21 après dix minutes de jeu. Dans la foulée, Jewell Loyd, Chelsea Gray et Dana Evans ont allumé la mèche à longue distance avec trois tirs primés consécutifs, forçant Phoenix à courir après le score.

À la pause, Las Vegas menait 54-38, avec déjà 14 points pour A’ja Wilson et 10 pour Gray. Tout au long du match, la défense des Mercury n’a jamais trouvé la clé face à une attaque fluide et disciplinée. Et quand l’intensité a grimpé, les Aces ont répondu par la rigueur, sans jamais paniquer.


A’ja Wilson, la pièce maîtresse d’une dynastie

La soirée a encore été celle d’A’ja Wilson, impériale malgré un tir extérieur en deçà de ses standards (7 sur 21). Fidèle à son style, elle a compensé par une agressivité constante dans la raquette, convertissant 17 de ses 19 lancers francs. Son total : 31 points, 9 rebonds, 3 contres et 2 interceptions.

Avec ce troisième titre, Wilson entre dans une autre dimension : quatre fois MVP, deux fois Finals MVP, championne du scoring, et meilleure joueuse défensive de la saison — un quadruplé historique, jamais réalisé ni en WNBA ni en NBA. À 29 ans, elle incarne la perfection moderne : leadership, constance et un mental d’acier.


Gray et Young : des lieutenantes de luxe

Autour d’elle, Chelsea Gray (18 points, 6 passes) et Jackie Young (18 points, 7 rebonds, 8 lancers réussis sur 8) ont parfaitement joué leur rôle de stabilisatrices. Gray a scellé le sort du match en inscrivant deux trois-points décisifs dans le dernier quart, repoussant un retour de Phoenix revenu à 76-70 à huit minutes de la fin. Young, infatigable sur les deux côtés du terrain, a incarné l’énergie et la discipline de ce collectif.

En sortie de banc, Jewell Loyd (12 points, 4 sur 8 à trois points) et Dana Evans (9 points) ont apporté le coup de boost nécessaire pour maintenir la pression, complétant une rotation parfaitement calibrée par Becky Hammon.


Hammon, architecte d’un empire

Depuis son arrivée à Las Vegas en 2022, Becky Hammon a transformé une bonne équipe en machine à trophées. Sa philosophie : intensité défensive, partage du ballon et une exigence totale. Cette culture s’est encore manifestée dans cette finale où les Aces n’ont concédé aucun turnover en première mi-temps, un fait rarissime à ce niveau.

« Nous ne voulons pas seulement gagner, nous voulons inspirer », a-t-elle déclaré après le match, trophée en main, aux côtés du propriétaire Mark Davis. « Cette équipe représente ce qu’il y a de mieux dans le basket féminin :du talent, de l’unité et de la grâce ».

Phoenix valeureux mais débordé

Face à une telle armada, les Mercury ont pourtant tout donné. Kahleah Copper a livré un match monumental (30 points à 12 sur 22), tandis qu’Alyssa Thomas a signé un triple-double courageux (17 points, 12 rebonds, 10 passes) malgré une blessure à l’épaule. Mais entre les fautes techniques, l’expulsion du coach Nate Tibbetts et l’absence de Satou Sabally (commotion), Phoenix a manqué d’armes pour prolonger la série.


Une dynastie gravée dans le marbre

Les Aces terminent ces Finales avec plus de 90 points de moyenne par match, une efficacité chirurgicale à 38,7 % à trois points et une impression de maîtrise absolue. Devenues la première équipe à remporter trois titres en quatre ans depuis les Houston Comets des années 1990, elles ouvrent un nouveau chapitre du basket féminin : celui d’une dynastie assumée.

Las Vegas n’est plus seulement la ville des lumières : c’est désormais la capitale de la grandeur WNBA. Et tant qu’A’ja Wilson portera ce maillot noir et rouge, le trône restera sous haute surveillance.


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