SEATTLE PROFITE DES ERREURS DES STEELERS POUR DÉCROCHER SA PREMIÈRE VICTOIRE DE LA SAISON

PITTSBURGH — Une semaine après une entame ratée à San Francisco, Seattle a remis les pendules à l’heure à l’Acrisure Stadium. Les Seahawks ont dominé les moments clés, retrouvé du mordant au sol et imposé une vraie identité après la pause pour s’imposer 31–17 face aux Steelers. Le tournant ? Une action d’équipes spéciales aussi rare que décisive, suivie d’un dernier coup d’accélérateur de Kenneth Walker III.
Le moment bascule : un kickoff « vivant » et un réflexe gagnant
Le match était encore indécis au cœur du quatrième quart-temps. Jason Myers venait de donner l’avantage à Seattle (17–14) avec un field goal de 54 yards. Sur le renvoi, le rookie Kaleb Johnson se précipite pour jouer le ballon mais le laisse passer au-dessus de lui ; le cuir file vers la end zone. George Holani, aligné sur les équipes spéciales, poursuit l’action sans jamais lever le pied et aplati dans l’en-but pour un touchdown de récupération. De +3, Seattle passe à +10 (24–14) et ne regardera plus en arrière.
Pittsburgh restera brièvement en vie grâce à un field goal de 45 yards de Chris Boswell, mais Seattle refermera la porte avec l’action qui tue : Walker conclut une troisième-et-goal depuis les 19 yards par une course tranchante qui fixe le score à 31–17 à 3:41 de la fin.
Rodgers atteint un cap historique… dans une soirée frustrante
L’après-midi avait pourtant un parfum de jalon personnel pour Aaron Rodgers : une passe de 2 yards vers DK Metcalf au deuxième quart-temps lui permet d’atteindre la 508e passe de touchdown en carrière, l’amenant à égalité avec Brett Favre au 4e rang de l’histoire NFL. Le reste a été moins linéaire : sous pression par séquences et en manque de rythme au sol, le quarterback termine 18/33, 203 yards, 1 TD, 2 INT.
L’action la plus coûteuse intervient tôt après la pause : 3e & goal à 14–14, passe déviée dans l’en-but et interception par Derion Kendrick, qui stoppe net une séquence potentiellement bascule. La plus longue action aérienne des Steelers (65 yards) viendra ensuite d’un catch-and-run de Jaylen Warren, rattrapé in extremis par la poursuite de Seattle pour éviter un touchdown immédiat.
La défense de Seattle coche ses premières cases
On attendait des repères sous Mike Macdonald : discipline contre la course, mains actives et opportunisme. Seattle a livré ce triptyque : seulement 72 yards au sol concédés aux trois running backs de Pittsburgh (19 courses), deux interceptions (Kendrick en end zone, Coby Bryant en fin de match) et une capacité à limiter les explosives au bon moment, malgré un long jeu concédé à Warren.
Au front, la deuxième-année Byron Murphy II a pesé avec 1,5 sack, apportant de la densité intérieure et forçant Pittsburgh à rallonger ses progressions. En couverture, Riq Woolen signe une action d’effort majeure en remontant Warren sur 65 yards pour repousser le danger, avant que la prise à témoin de Kendrick ne scelle ce virage défensif. Globalement, Seattle laisse 267 yards à l’attaque des Steelers et reprend la main chaque fois que le match s’étire sur des détails.
Darnold se reprend, Walker rallume l’identité
Sam Darnold a vécu une première mi-temps contrastée avec deux interceptions qui ont maintenu Pittsburgh au contact. La réaction a été à la hauteur : il boucle sa journée 22/33, 295 yards, 2 TD, trouvant le bon rythme pour rallier ses playmakers et, surtout, pour punir les espaces laissés dans l’axe.
Au cœur de ce réveil, Kenneth Walker III signe sa première sortie à 100+ yards depuis la Week 1 de la saison passée : 105 yards en 13 courses (dont la course de 19 yards pour tuer le suspense), avec 79 yards engrangés après la pause. Ce volume a obligé Pittsburgh à resserrer sa boîte, libérant des fenêtres pour le jeu aérien intermédiaire.
Sur l’extérieur, Jaxon Smith-Njigba réalise une prestation de cadre : 8 réceptions, 103 yards, dont un gros gain de 43 yards qui prépare le touchdown scellant l’affaire. Cooper Kupp complète le tableau avec 7 réceptions, 90 yards, fixant les zones et multipliant les conversions de chaîne. Au final, Seattle surclasse Pittsburgh en production totale 395–267, un écart qui reflète la mainmise progressive des visiteurs après la pause.
Les Steelers retombent sur terre : trop d’explosives, pas assez de liant
La défense de Pittsburgh a bien provoqué deux pertes de balle — Jalen Ramsey en première période et Nick Herbig après une déviation de Cameron Heyward avec 41 yards de retour —, mais ces éclats n’ont pas compensé la somme des gros gains concédés. Seattle empile 18 actions de 10+ yards (dont quatre au-delà de 20), avec des plaquages manqués et des angles imparfaits qui prolongent des séries.
Offensivement, l’équipe n’a pas trouvé le liant au sol nécessaire pour alléger Rodgers : 72 yards au total, 3,4 yards par course, et beaucoup de production « à contretemps ». Jaylen Warren aura été le plus constant (48 yards au sol, 86 à la réception), DK Metcalf matérialise au tableau l’unique touchdown à la passe (3 réceptions, 20 yards), et Pat Freiermuth sert de soupape (31 yards), mais la continuité manque, surtout en zone rouge au moment du pick en début de troisième quart.
Le cadre n’a pas aidé : déjà privés du corner Joey Porter Jr. (ischio) et du rookie Derrick Harmon (genou), les Steelers perdent en cours de route Alex Highsmith et Isaiahh Loudermilk (chevilles). Le réservoir défensif s’en trouve amenuisé et la ligne peine à imposer la même constance qu’en Semaine 1.
Lecture d’ensemble : une victoire fondatrice pour Seattle, une alerte utile pour Pittsburgh
Pour Seattle, ce succès a valeur de repère. Non seulement les Seahawks ont corrigé leurs erreurs de l’ouverture, mais ils ont aussi imposé une signature : défense plus compacte, ball-skills opportunistes, variété offensive avec Walker en métronome et un duo Smith-Njigba/Kupp chirurgical sur les tracés intermédiaires. Darnold n’a pas été parfait, mais il a su tourner la page après ses deux interceptions et accompagner l’élan collectif.
Pour Pittsburgh, c’est une mise au point. Le plafond reste élevé avec Rodgers, mais le socle — course plus pesante, plaquage propre, limitation des explosives — doit se solidifier. La bonne nouvelle, c’est que l’équipe a déjà démontré une capacité de réaction en Semaine 1 ; la mauvaise, c’est que la marge d’erreur se réduit vite quand on encaisse 395 yards et qu’on offre un touchdown en équipes spéciales.
Quelques Statistiques clés:
Seattle Seahawks
Sam Darnold (QB) : 22/33, 295 YDS, 2 TD, 2 INT
Kenneth Walker III (RB) : 13 courses, 105 YDS, 1 TD
Jaxon Smith-Njigba (WR) : 8 REC, 103 YDS
Cooper Kupp (WR) : 7 REC, 90 YDS
Byron Murphy II (DT) : 5 plaquages, 1,5 sack
Pittsburgh Steelers
Aaron Rodgers (QB) : 18/33, 203 YDS, 1 TD, 2 INT
Jaylen Warren (RB/WR) : 14 courses, 48 YDS ; 4 REC, 86 YDS
Pat Freiermuth (TE) : 3 REC, 31 YDS
Jalen Ramsey (CB) : 6 plaquages, 1 interception
Nick Herbig (LB) : 3 plaquages, 1 interception (41 YDS de retour)
Prochains rendez-vous
Seahawks (1-1) : réception des New Orleans Saints dimanche prochain.
Steelers (1-1) : déplacement à New England pour y affronter les Patriots.





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