top of page

Preview Washington Huskies (4-3) @ Nebraska Cornhuskers (5-2)

il y a 2 jours
6 min de lecture
La défense des Nebraska Cornhuskers, l'une des meilleures du pays, sera l'un des grands défis pour Washington ce samedi à Lincoln
La défense des Nebraska Cornhuskers, l'une des meilleures du pays, sera l'un des grands défis pour Washington ce samedi à Lincoln. Crédit photo : Nathanial George/Icon Sportswire

Un match charnière à Lincoln

Samedi soir, pour Halloween, le Memorial Stadium de Lincoln accueille un duel du Big Ten qui ressemble à un match charnière pour les deux équipes. Le coup d’envoi est prévu à 17 h, heure du Pacifique (19 h à Lincoln), sur BTN, et les tribunes seront habillées en noir pour un match « blackout ».


Nebraska et Washington sortent tous les deux d’une semaine de repos, avec plus de la moitié de la saison derrière eux et une fin de calendrier qui ne pardonnera rien. Nebraska est à 5-2 (2-2 en Big Ten), et une victoire lui donnerait un départ à 6-2 après huit matchs, comme la saison dernière. Washington est à 4-3 (1-3 en Big Ten) et n’a gagné qu’une seule fois en conférence. Le perdant risque de voir sa saison basculer du mauvais côté.


Une rivalité qui se réveille

Ce match a aussi une saveur historique. Ce sera la première rencontre entre les deux programmes depuis 2011, quand Nebraska avait battu Washington 51-38 à Lincoln, et la toute première entre eux comme membres du Big Ten. Les Huskers mènent la série 5-4-1, et quatre des dix rencontres précédentes ont opposé des équipes classées. Celle-ci sera la première en huit duels où aucune des deux équipes n’est classée.

Les fans de Nebraska gardent aussi un souvenir précis de cette rivalité : la victoire de 1997 chez Washington, alors 2e du pays, reste la dernière victoire des Huskers à l’extérieur contre une équipe du top 10. Et l’histoire aura une suite, puisque Nebraska se rendra à Seattle en 2027. huskershuskers


Nebraska : deux défaites qui font mal

Les Cornhuskers arrivent avec un goût amer. Après un début de saison parfait de cinq victoires, dont des succès nets contre Michigan State (31-13) et Maryland (48-23), ils ont perdu deux matchs serrés à la suite : 20-17 à domicile contre Indiana, alors 4e, le 10 octobre, puis 17-14 à Oregon le 17 octobre.

À Eugene, ils ont mené pendant presque toute la deuxième mi-temps avant qu’Oregon ne marque dans les 40 dernières secondes. Deux défaites d’un total de six points contre deux des meilleures équipes du pays : cela prouve que l’équipe de Matt Rhule a le niveau, mais qu’elle n’a pas encore appris à finir ce genre de match. Pendant la semaine de repos, Rhule a demandé à ses joueurs d’assumer ces deux défaites et les a prévenus qu’ils devraient être prêts pour une vraie bataille samedi.


Les Blackshirts, une défense d’élite

La grande force de Nebraska reste la défense des Blackshirts, l’une des plus étouffantes du pays. Nebraska est 1er sur les troisièmes tentatives (19,3 % de conversions concédées), 9e en défense totale (271,3 yards par match), 14e en points encaissés (15,4 par match) et 19e contre la course.

Le cornerback Andrew Marshall, nommé dans la première équipe All-American de mi-saison par On3 et Sports Illustrated, est le joueur que les quarterbacks adverses évitent. Le linebacker Owen Chambliss, meilleur plaqueur de l’équipe avec 46 plaquages, est le cœur de cette unité, et le défensif Dwayne McDougle III mène l’équipe avec deux interceptions. Autre renfort de taille : après avoir manqué les matchs contre Indiana et Oregon, Nebraska devrait récupérer l’un de ses meilleurs joueurs de ligne défensive, Riley Van Poppel, listé probable.


L’attaque des Huskers retrouve ses coureurs

En attaque, Nebraska compte sur Anthony Colandrea, son quarterback incontesté. Il a complété 62,6 % de ses passes pour 1 570 yards, 14 touchdowns et 4 interceptions, et il est aussi le deuxième meilleur coureur de l’équipe avec 334 yards et 4 touchdowns au sol.

L’attaque est 29e du pays en points marqués (35,6 par match) et au sol (194,4 yards par match), et 15e sur les troisièmes tentatives. Devant Colandrea, le centre Justin Evans dirige une ligne offensive solide. Sa cible préférée est Kwazi Gilmer, meilleur receveur de l’équipe avec 38 réceptions, 492 yards et 7 touchdowns, devant Jacory Barney Jr. (29 réceptions, 378 yards, 2 touchdowns).


La meilleure nouvelle de la semaine concerne le jeu au sol. Jamal Rule, le coureur de première année qui mène l’équipe avec 391 yards et 5 touchdowns, s’était blessé à la cheville contre Michigan State, puis s’était fait mal de nouveau à Oregon. Après avoir manqué tout ou partie des quatre derniers matchs, il n’apparaît pas du tout sur le rapport d’absences et semble prêt à jouer. Mekhi Nelson (309 yards, 4 touchdowns), qui jouait malgré une blessure à la cheville depuis le match contre Maryland, a lui aussi profité de la pause, et Isaiah Mozee est listé probable. Rhule a résumé la situation : « cette semaine de repos tombe à un très bon moment pour Jamal ».


Washington : une saison loin des attentes

Chez les Huskies, le contraste avec les attentes de l’été est frappant. Washington sortait d’une saison à 9-4 et revenait avec près de 70 % de sa production de 2025. À la journée des médias du Big Ten, Jedd Fisch parlait d’un quarterback d’élite.

Mais après des victoires laborieuses contre Washington State et Utah State, l’équipe a perdu trois matchs de conférence d’affilée, contre Minnesota, USC et Iowa, avant de se relancer à Purdue (38-26). L’infirmerie se remplit aussi : le linebacker Xe’ree Alexander et les running backs Jayden Limar et Trey Cooley, deuxième et troisième meilleurs coureurs parmi les running backs des Huskies, sont listés incertains, et deux joueurs de ligne offensive sont listés peu probables.


Le mystère au poste de quarterback

Toute l’intrigue tourne autour du poste de quarterback. Demond Williams Jr., qui avait enchaîné 33 titularisations, s’est cassé une côte juste avant la mi-temps de la défaite contre Iowa le 9 octobre. Fisch dit que Williams va mieux, mais qu’il n’a pas encore réussi tous les lancers qui prouveraient qu’il peut tenir contre Nebraska, et il refuse de nommer son titulaire avant le coup d’envoi. Williams figure comme incertain sur le rapport d’absences, ce qui peut pencher vers Brown… ou simplement servir à entretenir le flou jusqu’au bout.


Son remplaçant, Elijah Brown, transféré de Stanford, a été solide : 28 sur 39 pour 251 yards et 3 touchdowns en relève contre Iowa, puis 21 sur 27, 302 yards et 3 touchdowns à Purdue, mais aussi 3 interceptions. Sur la saison, il complète 73,9 % de ses passes pour 578 yards et 7 touchdowns. Fisch a salué l’entraide entre ses deux quarterbacks.

Quel que soit le choix, Washington voudra lancer : l’équipe a l’une des meilleures attaques aériennes de la conférence, avec plus de 280 yards par la passe par match. Ce flou a aussi un intérêt stratégique, puisque Nebraska ne peut pas vraiment profiter de sa semaine de repos, faute de savoir quel quarterback préparer. Les deux profils sont très différents. Williams est une double menace capable de tout changer avec ses jambes, alors que Brown joue surtout dans la poche : il cumule -30 yards au sol cette saison.


Les clés du match

Le match se jouera surtout entre le jeu aérien de Washington et une secondaire de Nebraska qui étouffe ses adversaires dans les situations décisives. Avec une ligne offensive diminuée et un éventuel retour de Van Poppel en face, le quarterback des Huskies risque d’avoir peu de temps pour lancer. S’ils n’arrivent pas à convertir sur troisième tentative, ils pourraient passer la soirée à botter.


Les ballons perdus pèseront lourd, car les trois interceptions de Brown à Purdue sont un signal d’alerte face à une défense opportuniste et devant une foule bruyante. Pour les Huskers, l’enjeu est aussi mental : après deux matchs qu’ils auraient pu gagner, il faudra montrer qu’ils savent fermer la porte dans le dernier quart. Le retour de Rule devrait les aider à contrôler l’horloge.


Un calendrier qui ne pardonne pas

Le calendrier rend ce match encore plus important. Nebraska enchaînera avec des déplacements à Illinois et Rutgers, puis recevra Ohio State avant de finir à Iowa. Washington recevra Penn State et Indiana, ira à Michigan State et finira à Oregon. Pour les deux équipes, une défaite samedi compliquerait sérieusement la fin de saison.


Les cotes et le pronostic

Les parieurs voient Nebraska gagner : Nebraska -9,5, Washington à +295 sur la moneyline, et un total fixé à 49,5 points. Le modèle de Dimers donne 76,4 % de chances de victoire aux Huskers, avec un score projeté de 30-20.

La défense de Nebraska, reposée, renforcée par Van Poppel et portée par la foule de Lincoln, devrait faire la différence, tout comme le retour de Rule. Le jeu aérien des Huskies devrait quand même les garder dans le match plus longtemps que l’écart ne le laisse croire.

Commentaires


©2026 par Northsideline

bottom of page