ARIZONA STATE SE RELANCE AVEC UNE VICTOIRE DOMINANTE 34–15 SUR TEXAS STATE

Un stade plein, 54 005 spectateurs dans le désert de Tempe, et une réponse attendue. Une semaine après avoir chuté de peu à Mississippi State (24–20), Arizona State a retrouvé le sourire en dominant Texas State 34–15, samedi soir, pour conclure sa portion hors conférence. Un succès qui s’est dessiné par séquences, avec une attaque redevenue explosive et une défense opportuniste, mais surtout par une impression générale de contrôle, de discipline et de supériorité physique.
Un premier quart équilibré mais déjà révélateur
La rencontre a débuté lentement, chaque équipe cherchant à installer son rythme. Arizona State a ouvert la marque grâce à un field goal de 47 yards de Jesus Gomez, profitant d’une réception spectaculaire de Jordyn Tyson pour avancer jusque dans la moitié de terrain adverse. Texas State a répondu en fin de quart avec un coup de pied de Tyler Robles de 39 yards, ramenant les deux équipes à égalité 3–3 après quinze minutes.
À ce moment, le tableau d’affichage ne reflétait pas encore la différence de gabarit et de vitesse, mais elle était déjà visible dans le jeu. La défense d’Arizona State, emmenée par Jacob Rich Kongaika, a mis sous pression le quarterback Brad Jackson et provoqué un fumble qui aurait pu peser plus lourd si les Bobcats n’avaient pas réussi à récupérer. Les Sun Devils ne marquaient pas encore l’écart, mais on sentait qu’ils imposaient déjà leur loi sur la ligne de scrimmage et qu’ils empêchaient Texas State de développer un jeu au sol constant.
Tyson donne l’élan et la défense enfonce le clou
C’est dans le deuxième quart que tout a basculé. Sur une action d’improvisation, Sam Leavitt est sorti de la poche vers sa gauche et a lancé une passe de trente yards en direction de Jordyn Tyson. Le receveur vedette a sauté au-dessus de son défenseur, conservé son équilibre au bord de la touche et filé pour un touchdown spectaculaire. Cette action a mis le "feu" au stade et a donné à ASU une avance de 10–3.
Quelques minutes plus tard, la défense a frappé à son tour. Keith Abney II a arraché le ballon des mains de Beau Sparks, et Myles Rowser s’en est emparé pour offrir une courte moitié de terrain à son attaque. Leavitt, en quarterback mobile et opportuniste, a terminé lui-même le travail sur une course d’un yard. Un deuxième field goal de Gomez a prolongé l’écart. À la pause, le score de 20–3 reflétait une première mi-temps dominée dans tous les compartiments.
Si Arizona State menait largement, c’est parce qu’il avait transformé les turnovers adverses en points, tout en restant propre dans sa gestion. Aucun ballon perdu, seulement cinq pénalités pour quarante yards, et surtout une capacité à capitaliser en red zone, avec trois touchdowns sur trois incursions. Texas State, pourtant arrivé à Tempe avec l’une des attaques les plus prolifiques du pays (47,5 points et 500 yards de moyenne sur ses deux premiers matchs), a été tenu à trois petits points et seulement 121 yards offensifs à la mi-temps.
Le duo Metayer–Brown fait exploser l’écart
Dès le retour des vestiaires, les Sun Devils ont continué d’enfoncer le clou. Une série de 79 yards parfaitement orchestrée par Leavitt a duré plus de six minutes et s’est conclue par une passe de 27 yards vers Chamon Metayer, qui sur une screen est allé chercher un nouveau touchdown. C’était un drive symbolique : patience, précision et efficacité.
Sur la série suivante Texas State a brièvement sauvé l’honneur grâce à une courte course de Brad Jackson pour le touchdown. Mais la réponse d’Arizona State a été immédiate et foudroyante. Raleek Brown a trouvé une brèche côté gauche et s’est envolé sur 75 yards sans être touché, la plus longue course des Sun Devils depuis celle de Kalen Ballage face à Patrick Mahomes et Texas Tech en 2016.
En une accélération, il a rappelé pourquoi il était considéré comme l’un des coureurs les plus explosifs de sa génération. Ce touchdown a porté l’avance à 34–9 et a définitivement éteint tout suspense.
Arizona State dominait désormais par sa diversité offensive : la capacité à enchaîner des drives méthodiques et à frapper sur de longs gains. Là encore, la clé résidait dans la supériorité physique et la vitesse, car les Bobcats n’ont jamais réussi à contenir les coureurs adverses, concédant 245 yards au sol à 5,8 de moyenne par tentative.
Texas State limité à des miettes
Le quatrième quart n’a été qu’une affaire de gestion pour les Sun Devils. Texas State a ajouté un touchdown par la connexion Jackson–Evans sur onze yards, mais n’a jamais inquiété son adversaire. L’attaque des Bobcats a souffert toute la soirée : 184 yards à la passe, 119 au sol, et seulement deux séries converties en touchdown, dont une alors que le match était déjà plié.
Les Bobcats, qui avaient construit leur début de saison sur un tempo rapide et une attaque explosive, se sont heurtés à une défense bien en place, qui a su forcer deux fumbles sans rien concéder en retour. Leur seul succès a été d’éviter l’interception, mais cela n’a pas suffi à compenser l’incapacité à créer de gros jeux.
La supériorité d’ASU dans les détails
Le score final ne résume pas tout : la différence s’est faite dans l’ensemble des petits détails. Les Sun Devils ont mieux géré la possession (30:43 contre 29:17), ont su convertir leurs occasions dans la zone rouge (quatre touchdowns sur cinq incursions), et surtout ont gardé une discipline exemplaire par rapport à la semaine passée.
Leavitt a terminé avec une fiche complète (15/25, 188 yards, deux touchdowns à la passe, un autre au sol), confirmant sa capacité à mener l’attaque et à varier ses options.
C’était solide, mais je pense qu’on a laissé beaucoup de choses sur le terrain,” a confié Leavitt après le match. “On a laissé passer des opportunités, mais dans l’ensemble je suis fier des gars. L’énergie donnait vraiment l’impression qu’on jouait à nouveau comme une vraie équipe.”
Brown, auteur de 144 yards en seulement 12 courses, a rappelé qu’il pouvait être un facteur X. Tyson (105 yards et un touchdown) a été l’étincelle qui a déclenché la révolte, et Metayer (60 yards et un touchdown) la cible de sécurité en red zone. En défense, Jordan Crook a mené avec 12 plaquages et un sack, tandis que Kongaika a pesé par sa pression constante et son fumble provoqué.
En face, Jackson n’a pas démérité avec 25 passes complétées sur 36 et deux touchdowns (un au sol, un à la passe), mais il a constamment joué sous pression. Pare a été limité à des courses modestes malgré 61 yards, et Sparks, productif avec 10 réceptions pour 70 yards, a payé cher son fumble perdu.
Une victoire fondatrice avant la Big 12
Cette victoire est importante à plusieurs titres. D’abord parce qu’elle valide la capacité d’ASU à rebondir après un revers, celui encaissé à Mississippi State, où l’équipe avait manqué de constance. Ensuite parce qu’elle montre que même privé de trois titulaires majeurs, le programme dispose d’une profondeur capable de compenser. Enfin, parce qu’elle a rappelé l’identité que Kenny Dillingham veut imprimer : une attaque explosive, capable de frapper vite et fort, soutenue par une défense opportuniste.
Arizona State termine sa séquence hors conférence avec un bilan de 2–1 et ouvre désormais son calendrier Big 12 par un déplacement périlleux à Baylor. Texas State, qui encaisse sa première défaite de la saison, retourne à San Marcos pour affronter Nicholls et cherchera à retrouver l’efficacité de ses deux premières sorties.
Conclusion
En dominant Texas State 34–15, Arizona State a signé une victoire qui compte bien au-delà du score. C’est un match où toutes les facettes ont fonctionné : Leavitt en leader, Brown en dynamiteur, Tyson et Metayer en cibles décisives, une défense qui a forcé deux pertes de balle et une discipline retrouvée. Les Sun Devils ont affiché exactement ce qu’ils devront reproduire chaque semaine dans la Big 12 : de l’équilibre, de l’intensité et une capacité à créer les actions décisives au bon moment.
Pour Texas State, ce fut une soirée d’apprentissage. Après deux matchs offensivement flamboyants, les Bobcats ont découvert le niveau d’intensité et de profondeur physique que peut imposer un programme du Power Five. Ils devront s’en souvenir pour la suite de leur parcours en Sun Belt.
Arizona State, lui, a retrouvé son identité. Et cela pourrait bien changer la trajectoire de sa saison.
Quelques stats clefs:
Arizona State
Sam Leavitt (QB) : 15/25, 188 yards, 2 TD ; 12 courses, 59 yards, 1 TD
Raleek Brown (RB) : 12 courses, 144 yards, 1 TD (long 75)
Jordyn Tyson (WR) : 6 réceptions, 105 yards, 1 TD
Chamon Metayer (TE) : 6 réceptions, 60 yards, 1 TD
Jordan Crook (LB) : 12 plaquages, 1 sack, 3,5 TFL
Texas State
Brad Jackson (QB) : 25/36, 184 yards, 1 TD ; 13 courses, 9 yards, 1 TD
Lincoln Pare (RB) : 13 courses, 61 yards ; 4 réceptions, 36 yards
Beau Sparks (WR) : 10 réceptions, 70 yards, 1 fumble perdu
Kylen Evans (WR) : 4 réceptions, 24 yards, 1 TD
Treylin Payne (LB) : 6 plaquages, 1 sack, 1,5 TFL
HIGHLIGHTS:





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