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BAYLOR SURPREND LE N°17 SMU EN DOUBLE PROLONGATION

6 sept. 2025
4 min de lecture
Photo Credit: Matthew Visinsky, Icon Sportswire
Photo Credit: Matthew Visinsky, Icon Sportswire

DALLAS — Un match à suspense, un scénario à rebondissements, et une rivalité texane ravivée : Baylor a signé samedi soir une victoire de prestige en venant à bout du 17e SMU (48–45) après deux prolongations. Au terme d’une rencontre haletante, c’est le redshirt freshman Connor Hawkins qui a offert la délivrance aux Bears sur un field goal de 27 yards, après que Sawyer Robertson a orchestré une remontée héroïque.

Avec ce succès, Baylor (1–1) prolonge son incroyable série : les Bears ont remporté leurs 14 dernières confrontations contre SMU, une domination qui dure depuis 1986. Pour les Mustangs, cette défaite marque un troisième revers consécutif contre un adversaire FBS, confirmant les difficultés à transformer leur potentiel en victoires de référence.


Le film du match : Baylor refuse de plier

Dès la première action, SMU avait donné le ton. Kevin Jennings lançait une bombe de 75 yards pour Romello Brinson, enflammant le Gerald J. Ford Stadium et ses 34 852 spectateurs — la cinquième meilleure affluence de l’histoire du stade. La clameur a résonné dans tout le campus, et les Mustangs ont semblé lancer un signal fort d’entrée.

La suite a confirmé l’explosivité de leur attaque. Juste avant la pause, Jennings répétait son exploit avec une autre passe de 75 yards, cette fois pour le freshman Jalen Cooper, qui prenait la défense de vitesse pour filer dans la end zone. À la mi-temps, SMU menait, et le public y croyait.


Au sol, TJ Harden (115 yards, 3 TD) portait l’effort au retour des vestiaires. Ses deux touchdowns consécutifs au quatrième quart donnaient un avantage de 38–24 aux Mustangs, à seulement huit minutes du terme. Tout semblait joué.

Mais c’est là que Baylor a montré son caractère. Sawyer Robertson, jusque-là précis mais contenu, a pris les commandes avec autorité. Il a d’abord trouvé Josh Cameron pour un touchdown de 48 yards qui a redonné espoir aux siens. Puis, après un stop défensif crucial, il a remonté le terrain avec sang-froid. À 34 secondes de la fin, il a trouvé Kobe Prentice pour un touchdown de 21 yards qui a envoyé les deux équipes en prolongation.


Une prolongation irrespirable

En première prolongation, le scénario est resté fou. Jennings, intenable, a trouvé une nouvelle fois Brinson pour un touchdown de 25 yards, plongeant le stade dans l’extase. Mais Baylor a immédiatement répliqué : Bryson Washington a plongé sur deux yards pour égaliser.

La deuxième prolongation a tout changé. SMU a ouvert la série, mais Collin Rogers a manqué sa tentative de 38 yards, son deuxième échec après celui de 57 yards à la fin du temps réglementaire. Derrière, Robertson a méthodiquement avancé ses troupes pour placer Hawkins dans les meilleures conditions. Le jeune kicker n’a pas tremblé : 27 yards plein centre, et Baylor pouvait exulter.


L’ambiance : un parfum de College Football Playoff

Au-delà du score, c’est l’ambiance qui a marqué. Le Gerald J. Ford Stadium, habituellement garni à 23 000 ou 25 000 spectateurs, avait fait le plein. Avec 34 852 fans entassés, l’enceinte a battu l’un de ses records d’affluence. Chants, drapeaux, marée rouge et bleu côté SMU, section visiteuse bruyante côté Baylor : tout rappelait une affiche de playoffs.

Pour SMU, fraîchement intégré à l’ACC et fort de sa participation au College Football Playoff 2024, ce match représentait une occasion rêvée de confirmer son statut. Pour Baylor, encore en reconstruction, c’était l’opportunité de rappeler que le programme restait une force du Texas.


Les leçons de ce choc

Baylor : Les Bears ont prouvé qu’ils savaient souffrir et revenir dans les moments critiques. Leur attaque, équilibrée et explosive, a confirmé qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures. Robertson s’impose déjà comme l’un des quarterbacks les plus constants du pays, et son entente avec Cameron et Hawkins peut porter l’équipe loin. Défensivement, tout n’a pas été parfait, mais les stops clés en fin de match ont permis de renverser le momentum.


SMU : Les Mustangs ont montré leur explosivité offensive, mais aussi leurs limites. Les big plays de Brinson et Cooper n’ont pas suffi à masquer les lacunes défensives. Surtout, les coups de pied manqués de Rogers rappellent l’importance des special teams à ce niveau.


Contexte historique : une vieille rivalité relancée

Bien que les deux universités soient séparées de seulement 160 kilomètres, ce duel reste rare depuis la disparition de la Southwest Conference en 1995. C’était seulement la 7e confrontation en près de 30 ans, et la première depuis 2016. Mais la tendance est immuable : Baylor mène largement la série avec 14 victoires d’affilée.

Pour les supporters, revoir ce duel dans un stade plein avait un goût particulier. Les plus anciens se souvenaient des années SWC, où ce Baylor–SMU était un rendez-vous annuel. Samedi soir, cette rivalité a retrouvé un parfum d’antan.


La suite:

Baylor retrouvera Waco pour affronter Samford (FCS) dans un match idéal pour confirmer sa dynamique, tandis que SMU ira défier Missouri State, promu en FBS, avec l’obligation de réagir.


Quelque stats clefs:


Baylor Bears

  • Sawyer Robertson (QB) : 34/50, 440 yards, 4 TD, 0 INT

  • Josh Cameron (WR) : 9 réceptions, 151 yards, 2 TD

  • Ashtyn Hawkins (WR) : 10 réceptions, 145 yards

  • Kobe Prentice (WR) : 4 réceptions, 63 yards, 2 TD

  • Bryson Washington (RB) : 31 courses, 115 yards, 2 TD


SMU Mustangs

  • Kevin Jennings (QB) : 16/22, 295 yards, 3 TD, 1 INT

  • Romello Brinson (WR) : 4 réceptions, 126 yards, 2 TD

  • Jalen Cooper (WR) : 2 réceptions, 89 yards, 1 TD

  • TJ Harden (RB) : 19 courses, 115 yards, 3 TD

  • Isaiah Nwokobia (DB) : 12 plaquages, 1.5 TFL


HIGHLIGHTS:

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