Course aux titres de conférence 2026 : qui peut gagner ?

À mi-parcours de la saison 2026, une quinzaine d'équipes peuvent encore réalistement soulever un titre de conférence majeure. Georgia, Indiana, Miami et le trio BYU–Utah–Texas Tech mènent la danse, mais rien n'est joué.
SEC : Georgia devant, une meute derrière
Georgia (6-0) est la seule équipe de la SEC encore invaincue toutes compétitions confondues et confirme son statut de favori d'avant-saison, désigné par les médias avec 88 votes pour le titre. Les Bulldogs ont la profondeur pour survivre à un faux pas.
Derrière, c'est l'embouteillage. Alabama, Tennessee et Missouri (5-1) sont à une défaite d'écart et peuvent se disputer le deuxième ticket pour Atlanta. Kentucky (5-1) est la grosse surprise : rarement dans la course au titre, les Wildcats sont toujours là en octobre. Texas (4-1), deuxième favori d'avant-saison avec 57 votes, a le talent pour finir fort, tandis qu'Ole Miss et Mississippi State (4-1) restent des outsiders crédibles, surtout les Rebels, demi-finalistes du playoff l'an dernier.
Ce qui change tout cette année : la SEC passe à neuf matchs de conférence, sans divisions. Les deux meilleurs bilans en conférence filent au match de championnat, départagés d'abord par le face-à-face. Chaque défaite pèse plus lourd qu'avant.
Notre favori : Georgia. Le pari : Texas, qui a le plafond pour battre n'importe qui en décembre.
Big Ten : tout se joue (en partie) samedi
Indiana (6-0), champion national en titre, reçoit Ohio State (5-1) ce samedi 17 octobre. C'est la revanche du dernier match de championnat Big Ten, gagné 13-10 par les Hoosiers, qui ont ensuite battu Miami 27-21 en finale nationale. Et la semaine suivante, Indiana va à Michigan.
Sous Curt Cignetti, Indiana a changé de dimension, et une victoire samedi lui ouvrirait grand la route d'Indianapolis. La sensation de la saison, c'est UCLA (5-0) : Bob Chesney, arrivé de James Madison, a remis les Bruins en course dès sa première année. Mais la blessure de Nico Iamaleava, forfait pour le reste de la saison, change la donne : sans son quarterback titulaire, UCLA aura du mal à tenir ce rythme.
Ohio State (5-1), favori des médias avant la saison avec Julian Sayin et Jeremiah Smith, se compliquerait sérieusement la tâche en perdant samedi. USC (6-1), Iowa et Nebraska (5-1) attendent en embuscade, à une défaite, alors qu'Oregon (3-2), pourtant deuxième du sondage d'avant-saison, est relégué au rang d'outsider.
Le match de championnat aura lieu le 5 décembre à Indianapolis.
Notre favori : Ohio State, capable de renverser la hiérarchie dès samedi à Bloomington.
Le pari : Indiana, s'il confirme son statut de champion en titre.
Big 12 : trois invaincus, un calendrier décisif
BYU, Utah et Texas Tech sont tous les trois invaincus, et c'est le calendrier qui risque de les départager. La bataille pour les deux places en finale pourrait bien se jouer sur les dernières journées.
Texas Tech (5-0), champion en titre, dispose d'un gros avantage : les Red Raiders n'affrontent ni BYU ni Utah en saison régulière, et leur défense compense une attaque parfois poussive. BYU (5-0), qui avait gagné 12 matchs l'an dernier et n'avait perdu que contre Texas Tech, a conservé son noyau, dont le QB Bear Bachmeier, et vise son premier titre Big 12. Utah (5-0) a été l'équipe la plus complète du premier tiers de saison, malgré le départ de Kyle Whittingham vers Michigan et l'arrivée de Morgan Scalley. Houston et Arizona (5-1) sont les premiers en embuscade si un leader trébuche, devant Baylor, Oklahoma State et Cincinnati (4-1).
Le match à cocher : Utah–BYU, la « Holy War », qui éliminera probablement l'un des deux. Le vainqueur a de bonnes chances de croiser Texas Tech en finale, déplacée cette année au vendredi soir.
Notre favori : Texas Tech, grâce au calendrier. Le pari : le vainqueur de la Holy War.
ACC : l'année de Miami ?
Miami (5-0) n'a jamais remporté l'ACC depuis son arrivée en 2004, et cette saison pourrait enfin être la bonne. Favori écrasant des médias en juillet avec 165 votes de première place, le finaliste national de l'an dernier a ajouté Darian Mensah, quarterback transféré de Duke, à un effectif déjà taillé pour aller loin.
Surtout, les Hurricanes ont déjà battu Clemson, l'adversaire le plus redouté de leur parcours sur le papier. Le principal danger désormais : un faux pas face à une équipe moins cotée, piège classique des fins de saison.
La vraie bataille se joue pour la deuxième place en finale. SMU (4-1) mène ce peloton grâce à Kevin Jennings, quarterback expérimenté qui avait déjà conduit les Mustangs en finale ACC en 2024. Wake Forest et Pittsburgh (5-1), surprises du classement, devront prouver que leur bon départ résiste au haut du panier. Duke (4-1), champion en titre, reste dans la course, tandis que Clemson (3-2), déjà battu par Miami, n'a presque plus de marge.
Petite particularité cette année : l'ACC vit une saison de transition, avec neuf matchs de conférence pour douze équipes et huit pour les cinq autres, dont Clemson. De quoi compliquer les départages en cas d'égalité.
Notre favori : Miami, nettement. Le pari : SMU.
Et la Pac-12 ?
Boise State (5-1) mène le nouveau Pac-12, devant Oregon State et Fresno State (4-2). Ce n'est plus une conférence majeure, mais son champion reste un candidat sérieux à la place en playoff réservée à l'équipe la mieux classée hors Power 4.
Notre favori : Boise State.
La suite
À mi-saison, les favoris se dessinent, mais les prochaines semaines pourraient redistribuer les cartes. Entre les chocs au sommet de la Big Ten, la bataille à trois dans la Big 12 et l'incertitude derrière Georgia en SEC, la course aux finales de conférence est loin d'être terminée. Et dans un college football où chaque défaite peut changer une saison, novembre promet déjà son lot de surprises.





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