INDIANA DOMINE ALABAMA 38–3 AU ROSE BOWL ET FILE À ATLANTA

PASADENA, Calif. — Au Rose Bowl, l’écart s’est installé bien avant d’apparaître au tableau d’affichage. En quart de finale du College Football Playoff, Indiana (#1) a progressivement pris le contrôle face à Alabama (#9), jusqu’à transformer la rencontre en démonstration collective. Les Hoosiers l’ont emporté 38 à 3 au terme d’un match sans véritable suspense, maîtrisé collectivement et physiquement de bout en bout.
Face au programme le plus titré de l’histoire du college football, ils ont imposé un tempo constant, guidés par la maîtrise et la précision de Fernando Mendoza, récemment sacré Heisman Trophy winner.
Dès les premières séries, Indiana impose une réalité physique claire. La ligne offensive gagne les duels, protège son quarterback et ouvre des brèches régulières, permettant à l’attaque de s’installer sans précipitation. Le premier quart-temps se termine sans point, mais la dynamique est déjà en place : Indiana avance, use et empêche Alabama de trouver le moindre élan.
Au début du deuxième quart-temps, cette emprise se concrétise. Une longue série offensive, construite sur la patience et l’efficacité collective, se conclut par les premiers points. Derrière une protection solide, Mendoza distribue avec calme, tandis que la défense d’Alabama reste trop longtemps sur le terrain. Sans chercher l’exploit, Indiana impose son rythme et installe progressivement un rapport de force favorable.
En attaque, Alabama ne parvient jamais à créer de continuité. Les possessions s’enchaînent sans réelle menace, et le jeu au sol est rapidement neutralisé. Sur l’ensemble de la rencontre, le Crimson Tide ne cumule que 23 yards à la course, un chiffre révélateur d’une bataille perdue dans les tranchées. Privée de solution physique, l’attaque devient prévisible et subit la pression adverse.
Le premier tournant survient en fin de première mi-temps. Mené 10-0, Alabama semble enfin capable de se relancer lorsqu’une course de Ty Simpson se termine par un ballon perdu. Le fumble, provoqué par D’Angelo Ponds et récupéré par Isaiah Jones, offre immédiatement une opportunité à Indiana. Elle est exploitée sans hésitation : à quelques secondes de la pause, Mendoza trouve Omar Cooper Jr. pour un touchdown court, portant l’écart à un niveau déjà significatif à la mi-temps.
La comparaison entre les quarterbacks illustre la soirée. Simpson, diminué physiquement, peine à créer sans s’exposer et termine avec une production limitée, paradoxalement meilleur coureur de son équipe. En face, Mendoza joue avec une maîtrise totale. Protégé par une ligne offensive dominante, il orchestre l’attaque avec calme et efficacité, complétant 14 de ses 16 passes pour 192 yards et trois touchdowns. Sans jamais forcer, il distribue le jeu et permet à cinq joueurs différents de trouver la end zone, reflet d’une attaque équilibrée et collective. Son efficacité traduit la solidité globale du plan offensif, avant de céder sa place en fin de rencontre à son frère Alberto Mendoza.
Au retour des vestiaires, Alabama n’obtient aucun répit. Dès la reprise, Indiana frappe à nouveau sur une passe de 24 yards vers Elijah Sarratt, creusant un écart désormais difficile à combler. Le scénario se répète : jeu au sol constant, protection solide, puis frappe verticale lorsque la défense adverse se découvre. Indiana contrôle, Alabama subit.
L’entrée de Austin Mack apporte brièvement un sursaut, sans modifier le rapport de force. Un field goal permet au Crimson Tide d’ouvrir son compteur, mais la réponse est immédiate. En début de quatrième quart-temps, Kaelon Black s’engouffre dans la défense pour un touchdown au sol, avant que Roman Hemby n’achève le travail quelques minutes plus tard. La domination collective se traduit alors définitivement au score.
La fin de match confirme l’emprise totale des Hoosiers. Une nouvelle pression défensive provoque un sack et un fumble sur Mack, symbole d’une rencontre où Alabama n’a jamais pu reprendre l’ascendant physique. Les yards gagnés à la passe ne changent rien, tandis qu’Indiana continue d’imposer sa loi dans les tranchées.
L’ampleur du score inscrit cette rencontre dans l’histoire récente du Crimson Tide.
Alabama n’avait plus concédé une défaite de 30 points ou plus depuis 1998, face à Arkansas, et ce 38-3 constitue la correction la plus lourde subie par le programme depuis plus de deux décennies. Mais au-delà du chiffre, c’est la manière qui frappe : une équipe dominée dans tous les secteurs clés, sans jamais pouvoir inverser la dynamique.
Toujours invaincus, les Hoosiers poursuivront leur parcours en demi-finale du College Football Playoff à Atlanta, où les attend Oregon pour un affrontement très attendu. Ce sera un remake du 11 octobre, remporté par Indiana sur le terrain d’Autzen Stadium. Cette fois, l’enjeu sera encore plus élevé. Au vu de la maîtrise affichée au Rose Bowl, les Hoosiers ne s’y présenteront plus comme une surprise, mais comme un candidat pleinement assumé au titre national.
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