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LES HOOSIERS BALAYENT LES DUCKS 56- 22 ET FILE VERS LE CHAMPIONSHIP

9 janv.
4 min de lecture
RB Kaelon Black (#8) des Hoosiers de l’Indiana reçoit le handoff du QB Fernando Mendoza (#15) lors de la demi-finale du College Football
RB Kaelon Black (#8) des Hoosiers de l’Indiana reçoit le handoff du QB Fernando Mendoza (#15) lors de la demi-finale du College Football Playoff opposant les Hoosiers de l’Indiana aux Ducks de l’Oregon, au Chick-fil-A Peach Bowl, le 9 janvier 2026, au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta. (Photo : John Adams / Icon Sportswire)

Dans ce qui ressemblait à un remake de leur démonstration au Rose Bowl face à Alabama, Indiana a livré une nouvelle prestation de référence sur la plus grande scène du college football, dominant Oregon 56–22 lors de la demi-finale du College Football Playoff au Mercedes-Benz Stadium. Portés par une performance magistrale du vainqueur du Heisman Trophy Fernando Mendoza, les Hoosiers n’ont pas simplement validé leur billet pour la finale: ils ont affirmé leur statut de prétendant légitime au titre national.

Le ton a été donné dès la première action.


Sur le tout premier jeu offensif des Ducks, le quarterback Dante Moore est tombé dans le piège tendu par la défense d’Indiana. D’Angelo Ponds intercepte la passe et remonte le ballon sur 25 yards pour un touchdown, déclenchant l’explosion d’un stade largement acquis à la cause des Hoosiers. Avec près de 90 % des tribunes vêtues de rouge, l’élan émotionnel bascule immédiatement.


Oregon tente de répondre avec sang-froid. Moore se reprend sur le drive suivant, menant une série propre et méthodique conclue par une passe de touchdown pour le tight end Jamari Johnson, ramenant les deux équipes à égalité (7–7). Un bref moment d’équilibre… qui ne durera pas.


À partir de là, Indiana prend totalement le contrôle de la rencontre.

Mendoza commence alors à disséquer la défense d’Oregon avec calme et précision, exploitant les blitz et les failles dans les couvertures. Les Hoosiers inscrivent des points sur cinq de leurs six possessions suivantes, creusant rapidement l’écart. Le quarterback d’Indiana joue juste, vite, et sans déchet, imposant le tempo du match avec une maturité impressionnante.


À la mi-temps, le score est sans appel : 35–7 pour Indiana. Un avantage qui reflète à la fois l’efficacité offensive et l’impact constant de la défense. Mendoza frôle la perfection sur les deux premiers quarts-temps, tandis que les Hoosiers profitent de positions de terrain favorables créées par les erreurs adverses.


La défense d’Indiana s’impose comme l’autre pilier de cette domination. Les Hoosiers terminent la rencontre avec trois sacks, dix plaqués pour perte et trois ballons volés, étouffant toute tentative de rythme du côté d’Oregon. Le jeu au sol des Ducks est rapidement neutralisé, forçant Moore à multiplier les passes sous pression, dans un contexte défavorable.

La seconde mi-temps n’apportera aucun véritable sursaut.


Oregon parvient à inscrire un touchdown après la pause, mais celui-ci reste largement anecdotique au vu de l’écart. Indiana, de son côté, continue de gérer le match avec discipline, refusant toute précipitation et contrôlant la possession.

Un autre tournant intervient en début de quatrième quart-temps. Alors qu’Indiana mène déjà 42–15, un punt est contré par les Hoosiers, offrant à l’attaque une nouvelle possession idéale, à moins de dix yards de la end zone adverse. Mendoza ne laisse aucune chance : il inscrit son cinquième touchdown de la soirée, trouvant Elijah Sarratt pour la deuxième fois, et enfonce définitivement Oregon.

Sarratt s’impose comme la cible principale du quarterback, concluant la rencontre avec sept réceptions pour 75 yards et deux touchdowns, constamment efficace face aux couvertures individuelles comme en zone.


La ligne statistique de Mendoza résume l’ampleur de sa performance : 17 passes complétées sur 20 tentées, 177 yards, cinq touchdowns, aucune interception. Fait marquant : il termine le match avec plus de passes de touchdown que de passes incomplètes, une rareté à ce niveau de compétition.

Indiana affiche également un équilibre offensif constant, avec 185 yards au sol sur 40 courses, notamment grâce aux deux touchdowns à la course de Kaelon Black, permettant aux Hoosiers de rester imprévisibles jusqu’au bout.


Malgré quelques points inscrits par Oregon en toute fin de rencontre, le suspense s’était depuis longtemps dissipé. Indiana a géré les dernières possessions avec calme et maîtrise, contrôlant le rythme, l’horloge et les situations clés.


En s’imposant avec autorité, Indiana décroche sa place pour le National Championship, qui se disputera le 19 janvier à Miami, au domicile des Hurricanes. Un contexte particulier pour Fernando Mendoza, originaire de Miami, qui retrouvera sa ville natale sur la plus grande scène possible. À cela s’ajoute une dimension symbolique supplémentaire : le père du quarterback d’Indiana a évolué au lycée aux côtés de l’actuel entraîneur de Miami, Mario Cristobal.


Indiana était arrivé à Atlanta porté par une dynamique forte, il en repart avec une certitude pleinement affirmée. Ce succès n’a rien d’un éclat isolé ni d’une surprise circonstancielle, mais constitue une performance complète, structurée et autoritaire face à une équipe du top 5 national. En deux matchs de playoffs, les Hoosiers ont méthodiquement écarté des programmes historiques sans jamais perdre le contrôle du scénario.

La scène finale se profile désormais, et Indiana s’y présentera non pas en invité, mais en prétendant légitime, prêt à aller au bout..


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