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LES HUSKIES SE REMETTENT SUR LES RAILS EN BATTANT PURDUE

16 nov. 2025
5 min de lecture
SEATTLE, WA – 15 NOVEMBRE : Le quarterback de Washington, Demond Williams Jr (#2), remet le ballon au running back Adam Mohammed (#24) lors
SEATTLE, WA – 15 NOVEMBRE : Le quarterback de Washington, Demond Williams Jr (#2), remet le ballon au running back Adam Mohammed (#24) lors du match universitaire entre Purdue et Washington, disputé le 15 novembre 2025 au Husky Stadium de Seattle. (Crédit photo : Jesse Beals/Icon Sportswire)

SEATTLE (WA) — Lorsque Purdue s’était présenté à Husky Stadium, c’était avec le poids d’une série de huit défaites consécutives et un calendrier brutal qui l’avait vu affronter Michigan puis Ohio State lors des deux semaines précédentes. Pour les Boilermakers, ce long déplacement à travers le pays marquait leur septième sortie consécutive sans semaine de repos, un enchaînement éprouvant pour une équipe en pleine reconstruction sous Barry Odom. Washington, de son côté, retrouvait son terrain avec l’espoir de se relancer après la désillusion vécue à Madison, une défaite embarrassante face à Wisconsin qui l’avait officiellement fait sortir de la course aux Playoffs.

L’enjeu sportif dépassait pourtant les seuls classements. Beaucoup attendaient de voir quelle atmosphère régnerait sur la sideline des Huskies : réaction d’orgueil après le naufrage du Camp Randall, ou résignation d’un groupe déjà tourné vers l’intersaison. L’absence de plusieurs titulaires offensifs, parmi lesquels le receveur vedette Denzel Boston, le centre Landen Hatchett, le tackle droit Drew Azzopardi et Jonah Coleman, ajoutait un élément d’incertitude autour d’une escouade jusque-là solide mais parfois irrégulière.

Sur le papier, Washington arrivait pourtant mieux armé, notamment dans la gestion des troisièmes tentatives et des turnovers, tandis que Purdue luttait dans ces deux secteurs.

Plus que le plan de jeu, c’est la réponse collective des Huskies que l’on scrutait. Et elle a été limpide : Adam Mohammed en patron, auteur de trois touchdowns au sol pour compenser l’absence de Coleman, Demond Williams d’une efficacité chirurgicale avec une ligne statistique impeccable (16 passes réussies sur 19 pour 257 yards et un touchdown), et plusieurs jeunes joueurs venus saisir leur chance ont porté Washington vers une victoire éclatante, 49–13.


UN DÉBUT TENDU AVANT LA DÉFERLANTE

La première action offensive fait craindre le pire : un snap mal contrôlé glisse au-dessus de Demond Williams Jr., conséquence directe des ajustements imposés par les blessures et des conditions humides. Purdue récupère le ballon en position idéale. Mais la défense de Washington, resserrée, agressive et parfaitement disciplinée, étouffe immédiatement l’attaque adverse et force un punt. Un premier message clair : même affaibli, le groupe refuse de céder.

Après plusieurs drives hésitants, les Huskies allument enfin Husky Stadium : une bombe de 43 yards de Williams vers Omari Evans redonne vie à l’attaque. Sur l’action suivante, après un nouveau snap trop haut, Williams improvise à merveille, récupère le ballon et trouve sur une passe transversale improbable son tight end Decker DeGraaf pour un first down salvateur. Adam Mohammed termine le travail au sol pour ouvrir le score, 7–0.


UNE DÉFENSE IMPÉRIALE, UNE SOIRÉE MARQUÉE PAR L’ÉMOTION

La défense continue ensuite de s’imposer, stoppant une quatrième tentative de Purdue avec une intensité qui ne faiblira jamais. La soirée prend cependant une tournure dramatique lorsque Raiden Vines-Bright, plaqué violemment casque contre casque, reste immobile au sol. Le stade se fige. Une ambulance entre sur la pelouse. Le freshman est évacué conscient, capable de bouger ses extrémités, mais l’émotion est palpable.

Lorsque le jeu reprend, les Huskies semblent animés d’une énergie nouvelle. Une pénalité antisportive contre Purdue offre un first down, et Mohammed inscrit son deuxième touchdown, portant la marque à 14–0 et confirmant que malgré l’absence de Jonah Coleman, Washington dispose bel et bien d’un jeune back capable de porter l’attaque.


LE VIRAGE DÉFINITIF

Purdue alterne ses quarterbacks sans résultat, et l’interception de Zaydrius Rainey-Sale sur Ryan Browne ouvre la voie à l’un des moments forts du match : la course de 68 yards du freshman Jordan Washington. Il s’extirpe du trafic, déclenche le turbo et file inscrire son premier touchdown universitaire. Son explosion ce soir offre une dimension supplémentaire à une attaque pourtant privée de plusieurs playmakers.

Avant la pause, les Huskies déroulent. Williams, ultra précis malgré une ligne offensive réorganisée, complète une longue passe pour DeGraaf, puis un jeu truqué parfaitement exécuté amène Washington près de l’en-but. Mohammed signe son troisième touchdown de la soirée, un record personnel en carrière. À la mi-temps, Washington mène 28–0 et donne l’image d’une équipe pleine de ressources malgré les challenges de son effectif.


LE ROULEAU COMPRESSEUR

Le troisième quart confirme cette montée en puissance. Jordan Washington repart fort, puis Williams trouve Audric Harris sur un missile de 61 yards en plein cœur du terrain. Harris s’échappe pour inscrire un touchdown éclatant (35–0), symbole d’une attaque créative, explosive et imprévisible. Malgré les absences, Williams réalise son match le plus constant depuis septembre, terminant la rencontre avec 257 yards à 84 % de réussite.

Purdue débloque finalement son compteur au pied (35–3), mais Washington réplique aussitôt : Mohammed et DeGraaf remettent l’attaque en marche avant que Dezmen Roebuck ne conclue une nouvelle série victorieuse, 42–3. Six possessions consécutives se terminent par un touchdown : rarement cette saison l’attaque n'avait semblé aussi fluide.


UNE FIN DE MATCH EN MAÎTRISE

Le quatrième quart est celui de la gestion. La défense continue de briller, notamment grâce à un sack de Zach Durfee, mais Purdue s’en remet une nouvelle fois à son kicker pour inscrire un second field goal, cette fois depuis 53 yards (42–6). Les Boilermakers trouvent enfin la end zone en fin de rencontre, mais trop tard pour infléchir le scénario (42–13). Washington conclut sa soirée avec un dernier touchdown au sol, inscrit par le quarterback remplaçant Kai Horton, portant la marque finale à 49–13.


UN SUCCÈS QUI DÉPASSE LE TABLEAU D’AFFICHAGE

Plus qu’une simple victoire, Washington a livré l'une de ses prestations les plus abouties depuis septembre. L’attaque, malgré l’absence de Boston et Coleman, a retrouvé de l'équilibre, alternant prises de risques, jeu vertical, écrans synchronisés et séquences au sol efficaces. La ligne offensive, pourtant privée de deux titulaires, a tenu son rang et offert à Williams le confort nécessaire pour distribuer le jeu.

Williams, parfois contraint de forcer son jeu au sol pour échapper à la pression, a offert un match de référence : calme, précis, maître de ses lectures. Adam Mohammed a assumé sans trembler le rôle laissé vacant par Coleman, inscrivant trois touchdowns avec une maturité remarquable. Jordan Washington, lui, s’est révélé comme une menace explosive capable de changer le rythme d’un match en une seule action.

Mais c’est sans doute la défense qui a envoyé le message le plus fort : agressive, cohérente, disciplinée, presque hermétique en première période. Une défense qui, ce soir-là, a non seulement porté son équipe, mais aussi offert à son coordinateur Ryan Walters un succès symbolique face à son ancienne formation.


LA SUITE

Avec cette septième victoire, Washington dépasse déjà son total de l’an dernier et reprend une trajectoire ascendante après les turbulences de la semaine passée. Le déplacement à UCLA samedi prochain constituera un nouveau test, avant de recevoir Oregon (#8) le 29 novembre pour clôturer la saison régulière.


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