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STILLWATER SOUS LE CHOC : TULSA SURPREND OKLAHOMA STATE

19 sept. 2025
3 min de lecture
Oklahoma State Cowboys quarterback Zane Flores,
Oklahoma State Cowboys quarterback Zane Flores, (Photo by Brian Murphy/Icon Sportswire)

STILLWATER — Après une semaine de repos et encore marqué par l’humiliation subie à Oregon (69–3), Oklahoma State espérait se relancer, rassurer ses partisans et retrouver une identité. Vendredi soir, c’est tout l’inverse qui s’est produit.

Dans un Boone Pickens Stadium médusé, Tulsa est venu s’imposer 19–12, infligeant aux Cowboys leur première défaite face au Golden Hurricane depuis 1998, et leur première à domicile contre ce rival de l’État depuis… 1951. Au fil des minutes, les tribunes se sont transformées en réquisitoire : des chants « Fire Gundy » ont retenti, captés en direct par ESPN, visant le coach le plus emblématique de l’histoire du programme. Pour Mike Gundy, la pression atteint un nouveau sommet.


Tulsa impose son rythme

Le plan de jeu des visiteurs était clair : contrôler l’horloge, éviter les erreurs et user la défense adverse. Mission accomplie. Le quarterback redshirt freshman Baylor Hayes, titulaire pour la deuxième fois seulement, a joué avec une assurance déconcertante. Il a complété 23 passes sur 36 pour 219 yards et 1 touchdown, sans la moindre interception.

Au sol, Tulsa s’est appuyé sur un visage bien connu à Stillwater : Dominic Richardson, ancien Cowboy. Le running back a signé un retour fracassant avec 146 yards en 31 courses, avançant sans cesse grâce à sa puissance.

Et l’ironie du sort a continué avec Braylin Presley, ex-recrue d’OSU et frère cadet du receveur Brennan Presley. Transféré à Tulsa, il a capté sa première passe de touchdown universitaire, une réception de 19 yards qui a donné une avance décisive à son équipe.

Le reste du travail est venu du pied de Seth Morgan, auteur de quatre field goals (27, 38, 47 et encore 47 yards). Avec discipline et réalisme, Tulsa s’est construit une avance suffisante pour résister au retour des Cowboys.


Oklahoma State en panne d’idées

Côté Cowboys, les chiffres résument la frustration. Malgré 403 yards gagnés, l’attaque a souvent calé. Zane Flores, freshman redshirt, a lancé pour 214 yards (25/40) et ajouté 56 yards au sol, dont une course de 5 yards pour le seul touchdown offensif d’OSU.

Le jeune running back Rodney Fields Jr. a été le rayon de soleil avec 113 yards en 17 courses et 39 de plus à la réception. Mais à chaque série importante, les Cowboys ont manqué d’exécution. Le bilan en 3e tentative est cruel : 4 réussites sur 15.

Le dernier drive symbolise l’échec du soir. À moins de 20 secondes de la fin, Gavin Freeman a trouvé une ouverture après une passe de Flores… avant d’être repoussé en touche à la ligne des 10 yards de Tulsa. La fin d’un scénario cauchemardesque.


La défense se bat, sans soutien

Tout n’a pas été sombre pour OSU. Le safety Parker Robertson a livré une prestation héroïque avec 15 plaquages, 1,5 TFL, 2 passes défendues et un fumble forcé. Mais son activité n’a pas suffi à compenser la domination du Golden Hurricane, qui a gardé le ballon près de 35 minutes grâce à plusieurs séries de plus de 10 jeux.


Un programme au bord de la rupture

Avec ce revers, Oklahoma State affiche désormais un bilan de 1–2, son seul succès ayant été obtenu contre une équipe FCS (UT-Martin). Pire : les Cowboys n’ont remporté qu’un seul de leurs 12 derniers matchs, une série ponctuée par des humiliations historiques face à Colorado (52–0) et Oregon (69–3).

Pour Tulsa (2–2), c’est un succès fondateur dans la jeune ère Tre Lamb : battre un rival d’État en déplacement, devant le pays entier, donne un élan considérable.

À Stillwater, l’ambiance est tout autre. Ce n’est plus seulement une défaite. C’est le symbole d’un programme en perte de vitesse, incapable d’afficher une identité offensive et miné par les doutes. Et ce soir-là, les voix des supporters ont résumé la réalité : l’ère Gundy pourrait bien s’approcher de sa fin.


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