UCLA CONFIRME : APRÈS PENN STATE, LES BRUINS FRAPPENT FORT À EAST LANSING

EAST LANSING, Mich. — Une semaine après leur victoire surprise contre Penn State, alors classé numéro 7 du pays, les UCLA Bruins ont prouvé que ce succès n’était pas un accident. En s’imposant 38–13 à Michigan State, les Californiens ont signé une deuxième performance complète de suite, symbolisant une équipe en plein renouveau sous Tim Skipper et son coordinateur offensif Jerry Neuheisel.
Berger, le retour du héros
Transféré de Michigan State après la saison 2023, Jalen Berger a vécu une soirée chargée d’émotion à East Lansing. Le running back a pris sa revanche sur son ancienne équipe en totalisant 113 yards d’attaque (89 au sol, 24 à la réception) et trois touchdowns. Puissant entre les tackles, précis dans ses tracés, il a incarné à lui seul la nouvelle identité des Bruins : physique, disciplinée et collective.Derrière lui, Jaivian Thomas (12 courses, 54 yards, 1 TD) et Anthony Frias II (7 courses, 37 yards) ont contribué à maintenir la pression sur la défense adverse. Résultat : UCLA a cumulé 238 yards au sol à 5,5 yards par course, un total qui a permis de contrôler le tempo du match du début à la fin.
Iamaleava en chef d’orchestre
Le jeune quarterback Nico Iamaleava continue de monter en puissance. Auteur d’un match sans bavure, il a complété 16 de ses 24 passes (66,7%) pour 180 yards et 3 touchdowns, sans interception.Il a parfaitement géré le plan de jeu, alternant entre jeu au sol dominant et passes bien dosées. Mikey Matthews (2 réceptions, 46 yards) et Hudson Habermehl (3 réceptions, 35 yards) ont dynamisé le jeu aérien, tandis que Titus Mokiao-Atimalala (1 TD) et Jalen Berger ont converti leurs opportunités dans la zone rouge.Au total, les Bruins ont amassé 418 yards d’attaque (180 à la passe, 238 au sol), ne concédant aucun turnover et imposant leur rythme sur 36 minutes de possession.
Une défense retrouvée
Côté défense, UCLA a étouffé les Spartans. Scooter Jackson (7 plaquages) et Cole Martin (6 plaquages) ont mené une unité parfaitement coordonnée. Les Bruins ont limité Michigan State à 253 yards totaux, seulement 87 au sol (3.5 par course), et n’ont jamais laissé l’adversaire s’installer dans le match.Le quarterback Aidan Chiles (8/17, 66 yards) a dû quitter la rencontre sur blessure au troisième quart après un sack de Keanu Williams. Son remplaçant Alessio Milivojevic a complété 8 passes sur 18 pour 100 yards et 1 touchdown, le seul de son équipe, pour Nick Marsh (7 réceptions, 77 yards). Insuffisant face à une défense aussi disciplinée.
UCLA, métamorphosée
Depuis le départ de DeShaun Foster le 14 septembre, les Bruins jouent un football transformé. Après un début de saison catastrophique (0–4), ils ont trouvé la stabilité et la confiance.En quatre matchs avant ce changement, UCLA n’avait inscrit que 57 points. En deux semaines sous Skipper, les Bruins en ont marqué 80, tout en affichant une discipline exemplaire (aucune interception, aucune balle perdue à East Lansing).Avec cette victoire, UCLA passe à 2–4 (2–1 Big Ten) et s’offre de nouvelles perspectives dans une conférence relevée.
Les Spartans en panne
Pour Michigan State (3–3, 0–3 Big Ten), la spirale négative continue. L’équipe a perdu ses trois derniers matchs, manqué ses quatre tentatives sur 4e down, et montré un manque criant d’énergie. Malgré quelques éclairs individuels, les Spartans ont été dominés dans tous les secteurs du jeu.
Le mot de la fin
En l'espace de deux semaines, UCLA a changé de visage. Ce groupe jeune, auparavant en quête d’identité, semble désormais conscient de son potentiel. Après avoir battu Penn State, puis Michigan State sur la route, les Bruins confirment leur réveil. Si Nico Iamaleava continue à progresser et que la défense garde ce niveau d’intensité, UCLA pourrait bien ne plus être considéré comme une victoire facile pour les rencontres à venir cette saison.
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