UCLA CRÉE LA SURPRISE EN HUMILIANT LE #7 PENN STATE AU ROSE BOWL

PASADENA, Californie — Sous un soleil éclatant, personne ne l’avait vu venir. Samedi après-midi, dans un Rose Bowl clairsemé mais vibrant, une équipe de UCLA donnée pour morte a renversé l’ordre établi. Les Bruins, sans victoire depuis le début de la saison et secoués par le licenciement de Deshaun Foster après trois défaites, ont signé l’un des plus grands coups d’éclat de l’année en battant Penn State, classé numéro 7 au pays, 42–37.
Ce match n’était pas seulement une surprise : c’était une renaissance. Après un mois d’incertitude et de doutes, les Bruins ont retrouvé leur fierté et leur agressivité. Sous la houlette d’un staff intérimaire, ils ont joué avec une énergie nouvelle, animés par un quarterback en état de grâce : Nico Iamaleava, le transfert venu de Tennessee.
Longtemps critiqué pour avoir quitté un programme prétendant aux playoffs, il a répondu aujourd'hui avec autorité, cinq touchdowns au total, 166 yards à la passe, 128 yards au sol, et une maîtrise qui a étouffé les Nittany Lions à chaque instant clé.
Une équipe méconnaissable
Ce qui frappait le plus, c’était l’attitude. Ces mêmes Bruins, incapables de franchir la barre des quinze points lors de leurs quatre premières sorties, ont imposé leur loi dès les premières minutes. Une ouverture de match parfaite: 11 jeux, 75 yards, conclue par une passe millimétrée d’Iamaleava vers Kwazi Gilmer a donné le ton. Le tempo, la précision, la confiance : tout respirait la libération, aucune pression, juste tout à gagner.
UCLA a ensuite continué à frapper là où Penn State ne s’y attendait pas. Une tentative d’onside kick récupérée par les Bruins a complètement déstabilisé les visiteurs. Derrière une ligne offensive enfin dominante, le jeu au sol s’est déchaîné : 269 yards cumulés, un chiffre inimaginable face à une défense censée être l’une des plus disciplinées de la Big Ten.
Penn state désorienté
Pour James Franklin, l’après-midi a viré au cauchemar. Une semaine après la défaite à domcile face à Oregon, Penn State devait réagir. Au lieu de cela, les Nittany Lions ont semblé perdus, fatigués, sans plan B. Leur défense, habituellement si solide, a été constamment prise de vitesse.
Le quarterback Drew Allar a pourtant livré une prestation solide (19 passes réussies sur 26, 200 yards, 2 touchdowns, plus 78 yards au sol). Mais ses efforts ont été noyés dans les erreurs de ses coéquipiers et des choix tactiques douteux. La dernière série résume tout : à 42–37, avec une chance de repasser devant dans la dernière minute, Penn State se retrouve à 4e et 2 sur la ligne des 9 yards. Allar garde le ballon sur une feinte de jet sweep… avant d’être plaqué pour une perte de trois yards. Fin du match. Silence total sur le banc des Lions.
L’’esprit des Bruins est de retour
À la mi-temps, le tableau d’affichage indiquait 27–7 pour UCLA. Personne ne comprenait ce qui se passait. Le temps de possession penchait déjà lourdement : près de 19 minutes contre 10. Les Bruins avançaient méthodiquement, convertissant dix troisièmes tentatives sur seize et imposant leur rythme.
En deuxième mi-temps, Penn State a tenté de revenir, réduisant l’écart à 34–28, mais chaque espoir a été anéanti par le sang-froid d’Iamaleava. Son calme dans la poche, sa capacité à improviser et à punir les blitz ont brisé la défense adverse. Son troisième touchdown, cette fois au sol, a symbolisé la résilience d’une équipe transformée.
Après Foster, la réaction
Ce triomphe a une portée symbolique. Limogé après trois matchs, Deshaun Foster, figure respectée du programme, avait laissé derrière lui une équipe en perte de repères. Le staff intérimaire, a su entre temps redonné un cadre simple : énergie, discipline, audace. Et les joueurs ont répondu présent.
Un coup d’arrêt pour les Lions
Côté Penn State, la chute est brutale. Deux défaites de suite mettent fin, presque certainement, aux rêves de Playoffs. La défense, dominée du début à la fin, a cédé plus de 435 yards. L’attaque, elle, a manqué de rythme, d’inspiration et de réalisme.
Ce revers, peut-être le plus embarrassant de l’ère Franklin, laissera des traces.
Sous le soleil de Pasadena, les Bruins ont effacé un mois de doutes et de défaites. Ils ont retrouvé la fierté, la flamme et un leader. Pour la première fois de la saison, UCLA n’a pas seulement gagné : elle a repris vie.
HIGHLIGHTS:





Commentaires