Une rivalité mythique est sauvée : Notre Dame et USC se retrouveront en 2030

Pour la première fois depuis des années, les fans de football universitaire ont enfin une réponse claire à l'une des questions les plus anciennes du sport : oui, Notre Dame et USC vont rejouer l'un contre l'autre. Les deux universités ont annoncé cette semaine la reprise officielle de leur rivalité, avec une série de quatre matchs débutant en 2030, mettant fin à une pause qui avait fait planer un vrai doute sur l'avenir de cette confrontation centenaire.
C'est un moment à célébrer, pas seulement pour les fans des Trojans et des Irish, mais pour tous ceux qui apprécient ce qui rend le football universitaire différent de tous les autres sports américains.
L'accord
La nouvelle série débutera le 31 août 2030 au Los Angeles Memorial Coliseum, avec USC qui recevra Notre Dame lors de la première semaine de la saison. Les deux équipes inverseront les rôles l'année suivante, Notre Dame accueillant USC à South Bend le 30 août 2031, également en ouverture de saison. Les matchs de 2032 et 2033 suivront, tous deux programmés dans les trois premières semaines de la saison, même si les dates exactes n'ont pas encore été fixées.
Ce positionnement en tout début de saison constitue en soi un changement significatif. Historiquement, USC accueillait ce match tard à l'automne, tandis que Notre Dame jouait sa rencontre à la mi-octobre. Dans le cadre du nouvel accord, les deux universités ont souhaité déplacer le match vers le début du calendrier, offrant à chaque programme une affiche majeure, diffusée nationalement, avant le début des matchs de conférence.
Notre Dame conserve pour l'instant l'avantage historique dans cette série avec un bilan de 53 victoires, 38 défaites et 5 matchs nuls, un total qui remonte à la toute première rencontre entre les deux équipes en 1926. Leur dernière confrontation, disputée le 18 octobre 2025, s'est soldée par une victoire de Notre Dame 34 à 24, dans la continuité d'une série où les Irish ont remporté sept des huit dernières rencontres. Le vainqueur remettra la main sur le Jeweled Shillelagh, le trophée que les deux programmes se disputent depuis 1952.
Pourquoi la pause a eu lieu
Cette interruption n'est née d'aucune animosité entre les deux écoles. Elle s'explique avant tout par des contraintes de calendrier, dans un paysage universitaire en pleine recomposition. Le passage d'USC à la Big Ten a bouleversé ses engagements hors conférence, et les négociations pour maintenir Notre Dame et USC au calendrier l'un de l'autre ont échoué, en partie à cause d'une nouvelle règle de qualification au College Football Playoff qui donnait à Notre Dame un intérêt à mieux maîtriser son propre programme.
Les conséquences se sont même répercutées sur d'autres équipes : la série prévue entre Notre Dame et l'Indiana, censée débuter en 2030, a été annulée à la demande d'Indiana pour laisser la place au retour d'USC.
Pendant un moment, rien ne garantissait que la rivalité reprendrait selon un calendrier précis. Les deux directions sportives avaient publiquement affiché leur volonté de trouver une solution, mais espérer rejouer un jour n'a rien à voir avec un contrat signé sur quatre matchs. L'annonce de cette semaine change la donne.
Pourquoi il est essentiel de préserver ce genre de rivalité
L'identité du football universitaire s'est toujours construite autour de matchs comme celui-ci, des affrontements qui existent indépendamment des appartenances de conférence, fondés sur la géographie, l'histoire et un respect mutuel forgé au fil des générations. Cette rivalité n'est pas qu'un simple match ; c'est un fil qui traverse toute l'histoire du sport, avec un total combiné de 24 titres nationaux et 15 lauréats du Heisman Trophy entre les deux programmes, et elle fait partie du calendrier du football universitaire depuis un siècle.
À l'heure de la recomposition des conférences, des playoffs à douze équipes et d'un calendrier de plus en plus dicté par les fenêtres télévisées et les calculs de qualification, les rivalités intersectionnelles comme celle-ci sont précisément le type de tradition le plus menacé de disparaître discrètement. Quand deux grands programmes cessent de se rencontrer, cela ne prive pas seulement les fans d'un samedi de sport ; cela affaiblit ce lien qui donne au sport une dimension plus grande qu'une simple saison ou qu'un classement de conférence. Ce genre de série offre au football universitaire une continuité que ni le classement des playoffs ni les titres de conférence ne peuvent remplacer.
C'est ce qui rend cette reprise significative, bien au-delà du simple résultat sportif.
La directrice sportive de USC, Jennifer Cohen, a qualifié cette série de rencontre qui « occupe une place particulière dans l'histoire du football universitaire », et il ne s'agit pas d'un simple argument marketing. C'est la reconnaissance que certains matchs méritent d'être préservés, même quand la logistique se complique.
Le 31 août 2030, le Coliseum accueillera le prochain chapitre d'une rivalité plus ancienne que l'autoroute qui l'entoure. Pour les fans des deux universités, et pour le football universitaire dans son ensemble, l'attente en valait la peine.





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