UTAH ÉCRASE ARIZONA STATE : DAMPIER MÈNE UNE DÉMONSTRATION AU SOL

SALT LAKE CITY — La pluie battante, les éclairs et le tonnerre n’ont pas empêché Utah de livrer sa meilleure performance de la saison. Dans une ambiance « du tonnerre » au Rice-Eccles Stadium, les Utes ont écrasé le no 21 Arizona State (42–10), portés par un Devon Dampier intenable, auteur de 120 yards et trois touchdowns au sol.
UNE TEMPÊTE SUR LE TERRAIN ET SUR LA FEUILLE DE STATS
De retour après une semaine de repos, Dampier a retrouvé toute sa vitesse et son explosivité. Le jeune quarterback, enfin débarrassé de ses blessures à la jambe, a puni la défense des Sun Devils sur seulement 10 courses, devenant le premier quart-arrière d’Utah à dépasser les 100 yards au sol depuis Travis Wilson en 2015.
« Je me sentais à mon meilleur », a confié Dampier après le match. « La ligne offensive m’a donné de l’espace pour créer, et j’ai simplement profité des ouvertures. »
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Utah a cumulé 279 yards au sol pour une moyenne de 7.0 yards par course, et inscrit six touchdowns — sa meilleure production terrestre depuis 2021. Une domination complète dans les tranchées, symbole de l’identité physique chère à Kyle Whittingham.
DAMPIER MONTRE LA VOIE
Après un début de match équilibré, où Jesus Gomez a réussi un field goal de 38 yards pour ramener Arizona State à 3–3, Utah a pris le contrôle total.
Dampier a ouvert les hostilités avec un touchdown de 12 yards, avant de doubler la mise sur une course de 24 yards dans le deuxième quart. Son aisance à éviter les plaquages a rapidement épuisé la défense adverse.
Avant la mi-temps, le running back NaQuari Rogers a ajouté deux touchdowns, dont un sur un pitch parfait de Dampier. En moins de dix minutes, les Utes menaient 21–3, et le match semblait déjà plié. Le quarterback a complété son chef-d’œuvre au troisième quart avec un troisième touchdown personnel sur une course de 9 yards, avant que Byrd Ficklin ne conclue la démonstration avec une percée de 4 yards en fin de match.
Au total, Utah a trouvé la zone des buts sur six de ses sept possessions, la dernière se terminant simplement par un genou au sol pour écouler le chrono.
UNE DÉFENSE ÉTOUFFANTE
Utah n’a presque pas eu besoin de passer le ballon, 7 passes complétées sur 12 pour 104 yards, sans interception, tant sa défense a maîtrisé le jeu.
Face à Jeff Sims, remplaçant du titulaire blessé Sam Leavitt, les Utes ont imposé un pressing constant. Sims a terminé à 18/38 pour 124 yards, sans touchdown, subissant cinq sacks et une dizaine de pressions directes.
Le front défensif, mené par John Henry Daley (1,5 sack) et Logan Fano (1 sack, 6 plaqués), a mis la ligne offensive d’Arizona State en difficulté du début à la fin.
Derrière eux, Smith Snowden a brillé avec deux passes déviées, tandis que Jackson Bennee s’est imposé comme le patron du second rideau avec huit plaqués et un field goal bloqué crucial.
LES SUN DEVILS DÉPASSÉS DANS TOUS LES SECTEURS
Arizona State est arrivé à Salt Lake City avec une moyenne de 78 yards concédés au sol par match. Utah en a inscrit presque quatre fois plus.
Les Sun Devils ont pourtant dominé la possession (36:26 contre 23:34) et obtenu 23 first downs, mais ont manqué d’efficacité sur les troisièmes essais (7 sur 18).
Raleek Brown a mené l’attaque avec 67 yards en 14 courses, suivi de Sims (52 yards). Le receveur Jordyn Tyson, ciblé 16 fois, a été limité à 8 réceptions pour 40 yards, inscrivant le seul touchdown des siens sur une course renversée.
« Ils nous ont dominés, tout simplement, » a reconnu l’entraîneur Kenny Dillingham. « On n’a pas été à la hauteur physiquement. Je suis content que ça ne compte que pour une défaite. »
LE TOURNANT : LE CONTRE DE BENNEE
Le moment-clé est survenu en deuxième quart, alors qu’ASU tentait de revenir à 14–6. La tentative de field goal de Jesus Gomez a été bloquée par Jackson Bennee, renversant complètement la dynamique.
Utah a immédiatement transformé l’opportunité en un drive de 75 yards conclu par un touchdown de Rogers, portant le score à 21–3 et éteignant tout espoir de remontée.
UNE VICTOIRE SYMBOLIQUE
Ce succès porte Utah à 5–1 (2–1 Big 12) et marque la plus large victoire des Utes contre une équipe classée depuis 2015.
Prochaine étape : un déplacement explosif à BYU (6–0) pour une rivalité toujours aussi bouillante.
Sous la pluie et la foudre, Utah a rappelé une vérité simple : quand le jeu au sol fonctionne à ce niveau, peu d'équipes sont en mesure de pouvoir suivre le rythme des Utes.
HIGHLIGHTS:





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