WASHINGTON REBONDIT AVEC PANACHE ET DOMINE LE #23 ILLINOIS

Une semaine après avoir quitté Ann Arbor sur une défaite plutôt sévère face à Michigan, les Huskies avaient pour objectif de rebondir. Mission accomplie Samedi, devant 68 630 spectateurs trempés mais fidèles aux hôtes du Husky Stadium, Washington a dominé le no 23 Illinois 42–25, signant un sixième succès qui replace le programme de Jedd Fisch dans le bon wagon du Big Ten (6–2, 3–2) et qualifie déjà les Huskies pour un bowl en fin de saison.
Le duel des quarterbacks, très attendu, a tourné en faveur de Demond Williams Jr., auteur d’une prestation complète : 26 passes complétées sur 33 pour 280 yards et 4 touchdowns, auxquels s’ajoutent 66 yards au sol en 10 courses.En face, Luke Altmyer (22/34, 199 yards, 2 TD, 2 INT) a longtemps tenu tête avant de céder sous la pression d’une défense retrouvée.
DEMOND WILLIAMS DONNE LE TON
Dès leur première série, les Huskies ont affiché un tempo retrouvé.Un drive de 75 yards, parfaitement orchestré par Williams, a vu le quarterback sophomore compléter cinq de ses six passes pour 56 yards, tout en contribuant lui-même au sol. Sa précision et la protection impeccable de sa ligne offensive ont permis à Washington d’ouvrir le score sur une passe de 13 yards vers Dezmen Roebuck, son receveur freshman de plus en plus en vue (3 réceptions, 36 yards, 2 TD).
Illinois a bien réagi avec un field goal de 33 yards de David Olano, mais le rouleau compresseur de Jedd Fisch ne s’est pas arrêté là. Sur le drive suivant, Williams a reproduit le même schéma, trouvant de nouveau Roebuck pour un second touchdown de ...13 yards de nouveau .Deux séries, deux touchdowns : les Huskies menaient 14–3 après un quart d’heure parfaitement maîtrisé.
ILLINOIS RIPOSTE AVANT LA PAUSE
Le deuxième quart a vu les Fighting Illini reprendre du poil de la bête.Luke Altmyer a mené un long drive de 75 yards, alternant passes courtes et courses intérieures.Une pénalité pour interférence de passe contre Washington a offert à Illinois une position idéale, exploitée par le quarterback qui a trouvé Collin Dixon (3 réceptions, 29 yards, 1 TD) sur une passe rapide de deux yards. 14–10.
Les Huskies, soudain moins tranchants, ont ensuite été stoppés par la défense d’Illinois, emmenée par Dylan Rosiak (7 tacles) et Miles Scott (6).Profitant de cette accalmie, les visiteurs ont repris confiance et accéléré le tempo.Une nouvelle interférence controversée dans la end zone (alors que Tacario Davis avait intercepté le ballon) a offert une chance supplémentaire aux Illini, convertie deux jeux plus tard : Altmyer a trouvé son tight end Tanner Arkin sur une courte passe de cinq yards.À 1:45 de la mi-temps, Illinois prenait les devants, 17–14.
Mais Washington est resté serein.Sur un dernier drive parfaitement exécuté, Demond Williams Jr. a enchaîné deux passes vers Denzel Boston (28 et 10 yards), avant que ce même Boston, habituellement receveur, ne surprenne tout le monde. Sur un jeu truqué, il a lancé une passe de 12 yards vers Jonah Coleman, esseulé dans la end zone.Touchdown ! Un coup de génie signé Jedd Fisch.Les Huskies repassaient devant, 21–17, au moment de regagner les vestiaires, sous une pluie désormais bien installée.
3E QUART : SOUS LA PLUIE, WASHINGTON IMPOSE SA LOI
Le troisième quart s’est ouvert sur une averse typiquement séattellite. Les ballons glissants ont compliqué la tâche des receveurs des deux camps, et même le sûr Denzel Boston (10 réceptions, 153 yards, 2 touchdowns) a laissé échapper un punt avant d’être sauvé par un coéquipier vigilant.
C’est finalement Jonah Coleman (14 courses, 75 yards, 1 TD) qui a relancé la machine.Le running back a enchaîné cinq portées puissantes, dont une percée de 29 yards, avant de conclure le drive par une course de 7 yards dans la end zone (son 13ème TD au sol cette saison). Les Huskies reprenaient un matelas confortable : 28–17.
Sur la série suivante, Tacario Davis a enfin été récompensé.Après avoir vu une interception lui échapper plus tôt à cause d’une pénalité, le cornerback a cette fois capté une passe déviée d’Altmyer et l’a ramenée sur 33 yards.L’attaque a redémarré sur les 36 yards adverses, accompagnée d’une éclaircie bienvenue.
Porté par l’euphorie, Williams a offert l’une des actions de la soirée : une course de 25 yards, durant laquelle il a abaissé l’épaule pour casser un plaquage avant d’enchaîner deux spins successifs. La foule du Husky Stadium a explosé de joie devant les prouesses de son quarterback sophomore.
LE SHOW DENZEL BOSTON
Deux jeux plus tard, Williams a récompensé sa cible favorite avec une passe laser de 7 yards vers Boston, portant la marque à 35–17. Boston, déjà auteur d’une passe de touchdown lancée plus tôt, devenait le premier Husky depuis plusieurs saisons à lancer et capter un touchdown dans le même match. Il terminera avec 10 réceptions et 153 yards, les deux meilleurs totaux de sa carrière, et deux touchdowns spectaculaires.
Illinois a bien tenté un dernier sursaut, profitant d’une pénalité pour brutalité sur le passeur.Altmyer a trouvé Hank Beatty pour 25 yards avant que Jordan Anderson n’inscrive un touchdown au sol de 1 yard, suivi d’une conversion à deux points réussie. 35–25.
Mais l’ultime mot revenait à Washington.Toujours aussi précis, Williams a conduit un dernier drive ponctué de deux réceptions de 20 et 24 yards par Boston – brièvement resté au sol après un plaquage – avant de se relever sous les ovations.Sur l’action suivante, Williams a trouvé son tight end Decker DeGraaf (2 réceptions, 13 yards, 1 TD) sur une courte passe dans le flat pour clore le score : 42–25.
L’attaque des Huskies termine la rencontre avec 449 yards au total (292 dans les airs, 157 au sol), 27 first downs et une impression d’équilibre enfin retrouvée. La défense, menée par Alex McLaughlin (12 tacles), Xe’ree Alexander (12) et Ephesians Prysock (9), a signé une deuxième mi-temps solide, limitant Illinois à seulement 8 points après la pause.
UNE RÉPONSE COLLECTIVE, UN CAP À TENIR
Pour Jedd Fisch, cette victoire peut être un tremplin pour la suite:
On a une semaine de congé, et il faut maintenant trouver le moyen d’aller gagner à Wisconsin, un des endroits les plus difficiles où jouer dans tout le college football. On va utiliser cette semaine de repos pour retrouver la même énergie qu’aujourd’hui, et l’emmener avec nous sur la route, avec la même passion et le même feu. Si on arrive à reproduire ce qu’on a fait en deuxième mi-temps – et même une partie de la première, alors on pourra vraiment franchir un cap. »
Un message limpide : Washington a retrouvé son mordant, mais le plus dur reste à venir.
Après cette parenthèse pluvieuse et victorieuse à Seattle, les Huskies se rendront à Madison pour un déplacement capital face à Wisconsin, avant d’accueillir Purdue, puis de conclure la saison régulière par un duel explosif contre Oregon, déjà présenté comme un clash de titans entre rivaux du Nord-Ouest.
HIGHLIGHTS:





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