WASHINGTON REPREND LA MAIN DANS L’APPLE CUP AVEC UNE DÉMONSTRATION À PULLMAN

PULLMAN, Wash. — Un an après avoir connu l’amertume d’une défaite crève-cœur à domicile, Washington a pris sa revanche avec éclat. Les Huskies ont dominé Washington State 59–24 samedi soir au Martin Stadium, retrouvant la suprématie régionale dans un Apple Cup marqué par l’explosion de leur jeune quarterback Demond Williams Jr.
Williams Jr. mène la charge
Déjà en pleine ascension depuis le début de saison, Demond Williams Jr. a signé la prestation la plus complète de sa jeune carrière. Précis dans les airs (16 passes réussies sur 19 pour 298 yards et quatre touchdowns) et insaisissable au sol (88 yards, 1 TD), il a dicté le tempo d’un match où l’attaque des Huskies n’a jamais ralenti.
« Demond est sensationnel. Je pense qu’une bonne partie du pays a vu aujourd’hui ce dont il est capable, dans un match diffusé nationalement… et on verra ce que ça donnera à l’avenir. Mais il est vraiment spécial, et j’ai hâte de le voir continuer à progresser. »
L’efficacité du quarterback s’est traduite par une série hallucinante : Washington a marqué sur chacune de ses possessions, prolongeant une séquence de 21 drives consécutifs terminés par des points depuis l’ouverture de la saison.
Des armes partout sur le terrain
Si Williams a brillé, il n’a pas été seul. Le receveur Denzel Boston (107 yards, 2 TDs) a été sa cible favorite, notamment sur un touchdown d’ouverture de 29 yards qui a donné le ton dès le premier quart-temps. Le coureur Jonah Coleman a ajouté deux touchdowns au sol et un troisième en réception, tandis qu’Omari Evans a scellé le sort du match avec une longue réception de 59 yards dans le dernier quart.
Avec 471 yards totaux, dont 173 au sol, les Huskies ont présenté un visage d’équilibre offensif redoutable, difficile à contrer pour une défense des Cougars qui avait déjà encaissé 59 points la semaine précédente.
Washington State incapable de suivre le rythme
Du côté des Cougars, l’entraîneur Jimmy Rogers avait pris la décision d’aligner Zevi Eckhaus comme titulaire. Le quarterback a affiché de belles séquences (277 yards, 2 TDs), mais ses erreurs ont coûté cher. Intercepté à deux reprises par Alex McLaughlin — dont une retournée pour touchdown — et auteur d’un fumble, il a vu le match basculer définitivement au quatrième quart.
Washington State n’a jamais pu installer un jeu au sol crédible (seulement 27 yards cumulés). Dans une rivalité où chaque possession compte, cette absence d’équilibre a ouvert la voie à une avalanche de points des visiteurs.
Une revanche symbolique
Pour les Huskies, cette victoire a une portée qui dépasse le simple tableau d’affichage. Battus l’an dernier dans un match qui avait marqué les esprits, ils reprennent le contrôle d’une rivalité centenaire en portant leur total de victoires à 76 dans la série. « Nous voulions ramener le trophée à Seattle. C’était notre obsession ces deux dernières semaines », a reconnu Williams Jr.
Prochain défi : Ohio State
Avec un bilan de 4–0, Washington aborde son entrée dans la Big Ten avec confiance retrouvée. Mais l’opposition va rapidement monter d’un cran : les Huskies accueilleront samedi prochain le champion national en titre, Ohio State, pour ce qui s’annonce comme l’un des chocs majeurs de la saison régulière.
Quant aux Cougars (2–2), ils tenteront de se relancer en déplacement à Colorado State, avec une défense à reconstruire d’urgence.
En résumé, l’Apple Cup 2025 restera comme la soirée de la confirmation pour Demond Williams Jr. et comme le symbole d’un programme de Washington qui veut redevenir incontournable sur la scène nationale. Après avoir effacé l’amertume de l’an dernier, les Huskies se projettent désormais vers un rendez-vous colossal face aux Buckeyes.
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