FIELD NOTES – TEXAS A&M VS MIAMI : QUAND LA PRESS BOX S’EST MISE À TREMBLER
- North Sideline Media

- Dec 26, 2025
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Après avoir parcouru de nombreux stades et arénas au cours des deux dernières années en tant que journaliste accrédité, entre la NCAA, la NFL, la WNBA et la CFL, certaines expériences s’imposent comme de véritables points de référence. Des moments où l’on cesse d’être un simple observateur pour devenir, presque malgré soi, partie prenante de quelque chose de plus vaste.
Pour moi, l’expérience la plus marquante de la saison vécue en press box s’est produite la semaine dernière à Kyle Field, à l’occasion du premier tour des College Football Playoffs entre les Miami Hurricanes et les Texas A&M Aggies.
Tout commence avant même d’atteindre la press box. À l’entrée du stade, un membre de la sécurité, particulièrement sympathique, remarque immédiatement mon accent français. J’ai beau essayer de l’atténuer au fil des années, il ne disparaît jamais vraiment.
Juste avant de monter dans l’ascenseur, il me glisse avec un sourire :« Tu n’as jamais rien vécu de pareil. Ici, le stade tremble. »
La remarque intrigue plus qu’elle n’inquiète.
Quelques minutes plus tard, une confirmation officielle m’attend déjà à ma place. Sur la feuille d’accueil déposée devant mon siège, une mention en gras attire immédiatement l’attention :
“For our first-time visitors, please do not be alarmed, as the press box will move during the Aggie War Hymn.”
Traduction : « À l’attention de nos visiteurs présents pour la première fois, veuillez ne pas vous alarmer : la press box bougera pendant l’Aggie War Hymn. »
Avant même l’arrivée des joueurs pour l’échauffement, le message est clair. À Kyle Field, cette sensation fait partie intégrante de l’expérience. Elle est anticipée, assumée, presque ritualisée.
Au fil des minutes, les tribunes se remplissent et l’atmosphère change de texture. Le bruit n’est pas encore assourdissant, mais il est dense, continu, presque physique.
Puis vient le moment tant attendu. Plus de 104 000 personnes se lèvent d’un seul mouvement. Le Aggie War Hymn s’élève, parfaitement synchronisé, porté par une foule qui semble ne former qu’un seul corps.
Et soudain, la promesse devient réalité.
La press box se met réellement à bouger. Pas une illusion, pas un effet de l’adrénaline. Le sol vibre, la structure oscille légèrement, comme si l’ensemble du stade respirait au rythme du 12th Man. On sent cette énergie collective traverser le béton et l’acier pour atteindre ceux qui observent le match d’en haut.
À cet instant, la prise de notes passe au second plan. Les journalistes échangent des regards. Certains esquissent un sourire, d’autres acquiescent, conscients d’assister à un moment singulier. Il ne s’agit pas de crainte, mais d’un respect évident pour l’intensité et l’authenticité propres au college football.
Sur le terrain, la rencontre est tendue, engagée, à l’image de l’ambiance qui enveloppe Kyle Field. Mais au-delà du score et des schémas, ce stade rappelle pourquoi certains lieux dépassent largement leur fonction sportive. Ils deviennent des espaces de mémoire, de transmission et d’émotion collective.
En quittant la press box, bien plus tard dans la soirée, une certitude s’impose : après des dizaines de matchs couverts, peu d’expériences égalent celle-ci. Kyle Field ne se contente pas d’accueillir un match de playoffs ; il devient, l’espace d’un après-midi, l’épicentre du college football. Et il le fait vibrer, au sens le plus littéral du terme.
FIELD NOTES – TEXAS A&M VS MIAMI: WHEN THE PRESS BOX STARTED TO SHAKE

After traveling through numerous stadiums and arenas over the past two years as a credentialed media member—across the NCAA, NFL, WNBA, and CFL—certain experiences emerge as true reference points. Moments when you stop being a simple observer and become, almost unintentionally, part of something larger.
For me, the defining press box experience of this season came last week at Kyle Field, during the first round of the College Football Playoffs between the Miami Hurricanes and Texas A&M Aggies.
Everything begins before even reaching the press box. At the stadium entrance, a particularly friendly security staff member immediately notices my French accent. No matter how much I try to soften it over the years, it never truly disappears. Just before stepping into the elevator, he says with a smile:“You’ve never experienced anything like this. The stadium shakes here.”
The remark intrigues more than it alarms.
A few minutes later, an official confirmation is already waiting at my seat. On the media welcome sheet placed in front of me, a bolded note immediately catches the eye:
“For our first-time visitors, please do not be alarmed, as the press box will move during the Aggie War Hymn.”
Even before the players take the field for warmups, the message is clear. At Kyle Field, this sensation is an integral part of the experience. It is anticipated, accepted, and almost ritualized.
As the minutes pass, the stands fill and the atmosphere begins to change texture. The noise is not yet overwhelming, but it is dense, constant, almost physical. Then comes the long-awaited moment. More than 104,000 people rise in unison. The Aggie War Hymn echoes through the stadium, perfectly synchronized, carried by a crowd that seems to move as one.
And suddenly, the promise becomes reality.
The press box truly begins to move. Not an illusion, not an adrenaline effect. The floor vibrates, the structure subtly sways, as if the entire stadium were breathing in rhythm with the 12th Man. That collective energy cuts through concrete and steel, reaching those observing the game from above.
At that moment, note-taking fades into the background. Journalists exchange glances. Some smile, others nod, fully aware they are witnessing something rare. There is no fear—only a clear sense of respect for the intensity and authenticity that define college football.
On the field, the game is tense and physical, mirroring the atmosphere surrounding Kyle Field. But beyond the score and the schemes, this stadium reminds us why certain venues transcend their sporting function. They become places of memory, tradition, and collective emotion.
Leaving the press box much later that evening, one certainty stands out: after dozens of games covered, few experiences compare to this one. Kyle Field does not merely host a playoff game; it becomes, for an afternoon, the epicenter of college football, and it does so in the most literal sense of the word.










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