USC – NOTRE DAME : UNE RIVALITÉ CENTENAIRE MISE EN PAUSE, MIROIR D’UN COLLEGE FOOTBALL DÉSTABILISÉ
- North Sideline Media

- Dec 23, 2025
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La décision de mettre en pause la rivalité entre Notre Dame Fighting Irish et USC Trojans à partir de la saison 2026 marque un tournant symbolique dans l’histoire du college football. Après près d’un siècle d’affrontements quasi ininterrompus, l’une des oppositions les plus emblématiques du sport universitaire cède face aux nouvelles réalités structurelles du College Football Playoff élargi.
Depuis leur première rencontre en 1926, Notre Dame et USC avaient bâti une tradition rare, mêlant prestige national, voyages interrégionaux et enjeux sportifs constants. La série n’avait été interrompue qu’à de très rares occasions : durant la Seconde Guerre mondiale et lors de la saison 2020, perturbée par la pandémie. Au fil des décennies, cette confrontation annuelle était devenue un rendez-vous incontournable du calendrier, souvent disputé en fin de saison et lourd de conséquences symboliques.
Mais le college football d’aujourd’hui n’est plus celui d’hier. Le départ de USC vers la Big Ten a profondément modifié son environnement compétitif. Désormais confrontés chaque année à un calendrier de conférence dense et exigeant, les Trojans doivent composer avec une accumulation de matchs à haut risque. Dans ce contexte, maintenir une rencontre hors conférence face à Notre Dame, traditionnellement placée tard dans la saison, représente un danger stratégique évident : une seule défaite peut suffire à compromettre une candidature au playoff.
De son côté, Notre Dame conserve un statut à part. Son indépendance lui offre une flexibilité de programmation unique et une voie d’accès au College Football Playoff conditionnée à une présence dans le top 12 du classement final. Cette configuration, parfaitement légale et assumée par l’institution, alimente toutefois un sentiment d’asymétrie chez certains programmes de conférences majeures, soumis à des contraintes plus lourdes.
Les discussions entre les deux écoles ont achoppé sur ces différences de perspective. USC souhaitait déplacer le match en tout début de saison afin de limiter l’impact potentiel d’une défaite sur le processus de sélection. Notre Dame a refusé, préférant préserver le cadre historique de la rivalité. Faute de compromis, la pause est devenue inévitable.
Cette interruption ne signe pas la fin définitive de la rivalité. Les deux institutions ont affirmé leur volonté de la relancer à l’avenir.
Mais le message est clair : dans le college football moderne, même les traditions les plus sacrées doivent désormais s’adapter à un système où l’accès au playoff dicte les décisions.
USC–NOTRE DAME: A CENTURY-OLD RIVALRY PUT ON HOLD, AND WHAT IT SAYS ABOUT MODERN COLLEGE FOOTBALL

The decision to pause the rivalry between the Notre Dame Fighting Irish and the USC Trojans beginning with the 2026 season represents far more than a scheduling gap. It is a powerful symbol of how profoundly college football has changed in the era of an expanded College Football Playoff.
First played in 1926, Notre Dame and USC built one of the sport’s most iconic intersectional rivalries. For nearly a century, the matchup endured through generations, geography, and shifting eras of the game. Outside of brief interruptions during World War II and the COVID-affected 2020 season, the series stood as a constant, with Notre Dame holding a 53-38-5 edge. The annual battle for the Jeweled Shillelagh was not just a game, but a marker of tradition and national relevance.
That tradition now collides with modern reality. USC’s move to the Big Ten dramatically altered its competitive landscape. The Trojans now face a conference schedule filled with perennial playoff contenders, leaving little margin for error. In that context, an additional nonconference game against Notre Dame — often played late in the season — becomes less of a résumé booster and more of a potential liability. One loss at the wrong time can erase months of work.
Notre Dame, meanwhile, continues to operate under a unique model. Its independence provides unmatched scheduling flexibility and, starting in 2026, a clearly defined path to the playoff with a top-12 finish. While entirely legitimate, that structure creates an imbalance in risk. Losses tend to weigh more heavily on conference-bound programs than on an independent whose résumé is evaluated differently.
Negotiations reportedly stalled over timing and competitive equity. USC favored moving the game to the very start of the season, believing late-season losses are judged more harshly by the selection committee. Notre Dame declined, unwilling to abandon the rivalry’s traditional placement. With neither side prepared to bend further, a pause became unavoidable.
The rivalry is not dead. Both schools have expressed interest in reviving the series later in the decade. Still, its temporary disappearance is telling. In today’s college football, history alone is no longer enough. Even the most storied traditions must now navigate a system driven by playoff access, perception, and risk management.











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