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BC ARRACHE UNE TROISIÈME VICTOIRE DE SUITE FACE À TORONTO

Photo Credit: NorthSideline Media
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VANCOUVER, BC - Le calendrier affichait « Semaine 17 », mais pour les BC Lions, ce duel contre Toronto avait déjà des allures de séries. Forts d’un bilan de 7–7, les hommes de Buck Pierce avaient l’opportunité de frapper un grand coup : aligner une troisième victoire consécutive, une première depuis l’été 2024, et surtout prendre une option sérieuse sur une place en éliminatoires. Face à eux, les Argonauts, champions en titre mais en chute libre (5–9), venaient chercher un peu de rédemption après une saison à trous d’air.


Le décor, lui, était particulier. Le BC Place avait pris les couleurs de la « marée orange », symbole de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.

Les Lions rendaient hommage aux survivants autochtones, célébrant leur résilience à travers une soirée placée sous le signe de la mémoire et du respect. Quelques heures plus tôt, la franchise avait aussi marqué l’actualité en confirmant qu’elle jouera deux matchs de saison régulière à Kelowna en 2026, contrainte de quitter temporairement son antre pour laisser place à la Coupe du monde de la FIFA à Vancouver.


Avec Nathan Rourke, récemment auréolé d’un record canadien de yards à la passe, et le retour attendu du porteur James Butler, tout semblait aligné pour un match explosif. Mais la première mi-temps a rappelé une vérité intemporelle du football canadien : les matchs se jouent rarement comme on les imagine sur le papier.


Un départ timide, puis un échange de coups de poing

Toronto a frappé le premier. Nick Arbuckle, précis et méthodique dans ses lectures (12/16, 119 yards à la pause), a conduit un drive solide jusqu’en zone rouge. Faute de major, les Argos se sont contentés d’un placement de Lirim Hajrullahu pour prendre les devants 3–0.

La réponse des Lions a été immédiate, mais pas celle qu’attendait le BC Place. Nathan Rourke, en quête de rythme, a forcé une passe interceptée dès son deuxième drive, offrant un ballon empoisonné aux visiteurs. La défense orange a aussitôt répliqué : Jeremie Findlay a parfaitement lu Arbuckle pour intercepter à son tour et rallumer le stade. Deux interceptions coup sur coup qui ont annoncé la couleur : ce match serait une bataille d’erreurs autant que de talent.

De retour en attaque, BC a capitalisé sur ce momentum. Rourke a orchestré une série disciplinée, conclue par un placement de Sean Whyte pour égaliser à 3–3. Toronto a repris les devants sur un nouveau coup de pied, 6–3. Les bases étaient posées : un bras de fer typiquement canadien, des attaques freinées dans la zone rouge et des kickers sous pression.


Butler rallume l’étincelle, McInnis dans l’histoire

C’est en début de deuxième quart que BC a changé de vitesse. Sur une action magistrale, James Butler a transpercé la défense torontoise plein centre pour 45 yards, redonnant de l’air à une attaque jusque-là hésitante.

Rourke a alors retrouvé son timing. Trois passes consécutives, deux vers Justin McInnis et une vers Keon Hatcher, ont installé les Lions aux abords de l’en-but. McInnis a conclu la séquence avec une réception de 16 yards pour le premier touchdown du match. Ce n’était pas qu’un simple touchdown : il franchissait par la même occasion le cap symbolique des 1 000 yards à la réception pour la deuxième saison consécutive, confirmant son statut de pilier offensif.

Le BC Place, déjà porté par l’énergie de la marée orange, a explosé : 10–6 Lions, et l’impression que la machine se mettait en route.


Des éclairs… mais trop d’erreurs

Quelques minutes plus tard, Rourke a semblé sur le point de faire exploser la rencontre. Sa connexion avec Hatcher a offert un gain de 58 yards, une bombe qui aurait pu se transformer en touchdown sans un contact malheureux avec un coéquipier juste après la réception. Une occasion manquée qui illustrait la soirée brouillonne du quart canadien.

Toronto en a profité. Les Argonauts ont resserré leur défense et Adarius Casey a asséné un sack de 15 yards sur Rourke, forçant BC à se contenter d’un autre placement de Whyte (47 yards), 13–6.

Mais les mauvaises habitudes ont refait surface. Rourke, trop agressif dans ses lectures, a lancé une deuxième interception — captée par Brandon Franklin — avant de voir un ballon dévié finir dans les bras de Derek Slywka juste avant la pause. Trois interceptions en une mi-temps, un chiffre qui tranchait avec l’image de sang-froid qu’il a cultivée toute la saison.

Arbuckle et les siens n’ont pas manqué d’en tirer profit. Hajrullahu, clinique, a enchaîné deux placements dont un de 50 yards, ramenant Toronto à 13–10 au moment de regagner les vestiaires.


Une pause salutaire pour Vancouver

À la mi-temps, le tableau d’affichage souriait encore aux Lions (13–10). Mais les chiffres racontaient une autre histoire : trois interceptions, une occasion gâchée de Hatcher et un Rourke trop instable (11/15, 175 yards, 1 TD, 3 INT). Seul Butler, avec sa percée de 45 yards, et McInnis, déjà au-dessus des 1 000 yards saisonniers, donnaient l’impression d’une attaque à la hauteur de ses ambitions.

En face, Toronto restait discipliné. Arbuckle distribuait bien, Kevin Mital (53 yards) et Jake Herslow (49 yards) trouvaient leurs espaces, et Hajrullahu faisait parler son sang-froid. Rien de flamboyant, mais assez pour garder les Argos dans le coup.

Buck Pierce et son staff savaient qu’ils avaient laissé trop de portes ouvertes. Pour espérer l’emporter, Vancouver devait transformer ses éclairs en constance et protéger le ballon. Faute de quoi, Toronto pourrait bien s’inviter à la table des trouble-fêtes en seconde mi-temps.


La pause qui recadre

De retour du vestiaire, Toronto égalise d’entrée au pied (Hajrullahu 50y, 13–13). La réponse des Lions ne se fait pas attendre : la ligne offensive impose sa loi, Keon Hatcher obtient une interférence défensive sur un ballon contesté,


McInnis multiplie les tracés tranchants (30 puis 17 yards), et Rourke conclut en force sur QB sneak d’1 yard (20–13 après la transfo Whyte). On sent alors BC prêt à faire l’écart : la défense empile les stops, Mathieu Betts met sa patte sur la poche, et Toronto enchaîne les punts.

Les Argos s’accrochent au pied : un nouveau coup de botte de 35 yards de Hajrullahu (20–16) punit un drive BC sans rythme. Le match est toujours sous tension, chaque yard coûte.


Echanges de coups au 4ème quart… puis l’action qui sauve tout

BC relance la machine au sol avec Zander Horvath (13, puis 10 yards) et Butler (11). Rourke gagne au sol les yards cachés, McInnis arrache un first down le long de la couture, et Rourke signe un deuxième TD au sol (8 yards) pour redonner de l’air à son équipe (27–16, Whyte), mais l’affaire est loin d’être réglée.


Car Nick Arbuckle refuse d’abdiquer. Il trouve Spencer Brown et Kevin Mital plein champ, profite d’une pénalité d’unnecessary roughness, et finit par connecter avec Makai Polk sur 7 yards pour le touchdown. Transformation valide : Toronto revient dans une possession (27–23). Dans la foulée, les Argos repartent : Brown encore dessous, Jake Herslow multiplie les réceptions intermédiaires (10 attrapés, 104y) et Toronto menace la moitié de terrain de BC.


C’est là que la défense des Lions scelle le match. Sur 2e & 10, Mathieu Betts déborde l’extérieur, sacke Arbuckle à la ligne des 54 TOR et force le fumble. Josh Woods s’en empare et remonte à la ligne des 50.

Révision automatique : le jeu est confirmé. Les fans de BC Place sont soulagés.

Derrière, la gestion du chrono et le jeu au sol ferment la porte. BC s’offre la série de trois victoires et s’impose à domicile.


Pas de match parfait : trois interceptions, des jeux offensifs gâchés, des pénalités évitables. Mais les Lions ont montré de la résilience. Rourke a su compenser ses erreurs par ses jambes, Butler et McInnis ont produit dans les moments clés, et la défense a frappé au meilleur moment avec le strip-sack de Betts.


HIGHLIGHTS:

BC GRABS THIRD STRAIGHT WIN OVER TORONTO

Photo Credit: NorthSideline Media
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VANCOUVER, BC – The schedule read “Week 17,” but for the BC Lions, this clash with Toronto already had a playoff feel. At 7–7, Buck Pierce’s squad had the chance to make a big statement: string together a third straight win, their first since the summer of 2024, and, more importantly, take a serious step toward securing a postseason spot. Across from them, the Argonauts, defending champions but reeling at 5–9, were looking for a bit of redemption after a season full of turbulence.


The backdrop was anything but ordinary. BC Place was awash in “Orange Wave,” a powerful symbol of Canada’s National Day for Truth and Reconciliation. The Lions paid tribute to Indigenous survivors, honoring their resilience through a night built on memory and respect. Just hours earlier, the franchise had also made headlines by confirming it would play two regular-season games in Kelowna in 2026, forced to vacate its home stadium temporarily as Vancouver hosts the FIFA World Cup. It was a night charged with history, emotion, and a glimpse into the future.


With Nathan Rourke, fresh off a Canadian passing yards record, and running back James Butler returning to the lineup, all the ingredients for an explosive evening were there. But the first half served as a reminder of a timeless Canadian football truth: games rarely unfold the way they look on paper.


A slow start, then trading blows

Toronto struck first. Nick Arbuckle, sharp and methodical in his reads (12/16, 119 yards at halftime), led a steady drive into the red zone. Unable to punch it in, the Argos settled for a Lirim Hajrullahu field goal and a 3–0 lead.

The Lions’ response wasn’t what the BC Place crowd expected. Rourke, still searching for rhythm, forced a throw that was intercepted on just his second drive, handing Toronto a dangerous opportunity. The Orange defense immediately answered back , Jeremie Findlay jumped a route to pick off Arbuckle and reignite the dome. Two interceptions back-to-back set the tone: this was going to be a battle of mistakes as much as talent.

Back on offense, Rourke steadied himself and orchestrated a disciplined series, capped by a Sean Whyte field goal to tie it at 3–3. Toronto answered with another kick to go back up 6–3. The duel was on: red zone defenses holding firm, kickers front and center.


Butler sparks the engine, McInnis makes history

Early in the second quarter, the night turned. James Butler slashed through the heart of the Argonaut defense for a 45-yard burst, finally breathing life into BC’s attack.

Rourke then hit his stride. Three straight completions, two to Justin McInnis and one to Keon Hatcher, set up the Lions at the goal line. McInnis finished the drive with a 16-yard touchdown grab. Not just a major score, but also the moment he crossed the 1,000-yard receiving mark for the second straight season, cementing his status as a cornerstone of the offense.

BC Place erupted. 10–6 Lions, and the Orange Wave roared as momentum swung firmly their way.


Big plays… but costly errors

Moments later, Rourke looked ready to blow the game open. His deep strike to Hatcher connected for 58 yards, a potential game-changer, until an accidental collision with a teammate halted the play short. A squandered chance that summed up Rourke’s erratic night.

Toronto pounced on the letdown. The Argos tightened their coverage, and Adarius Casey hammered Rourke with a 15-yard sack. Whyte salvaged three points with a 47-yard field goal (13–6), but the door was still wide open.

And the mistakes kept coming. Rourke, pressing too hard, threw a second interception to Brandon Franklin, then saw a tipped ball land in the arms of Derek Slywka just before halftime. Three first-half interceptions — a stunning stat for a quarterback usually defined by composure.

Arbuckle and company capitalized. Hajrullahu drilled two more field goals, including a 50-yarder, cutting the deficit to 13–10 as both teams headed to the locker room.


A halftime reset for Vancouver

On the scoreboard, the Lions still led 13–10. But the numbers told a different story: three turnovers, a wasted bomb to Hatcher, and an unsettled Rourke (11/15, 175 yards, 1 TD, 3 INT). Only Butler’s long run and McInnis’ milestone grab painted the picture of an offense living up to its billing.

Toronto, for its part, stayed disciplined. Arbuckle spread the ball around, Kevin Mital (53 yards) and Jake Herslow (49 yards) kept the chains moving, and Hajrullahu was automatic. Nothing flashy, but enough to keep the Argos firmly in the fight.

Buck Pierce and his staff knew adjustments were needed. The Lions had gifted Toronto too many openings. To close the deal, they’d need consistency (and ball security).


Second half: line control, Rourke on the ground, and BC regains control

The Argos tied it immediately after the break on another Hajrullahu bomb (50 yards, 13–13). This time, BC answered with authority. The offensive line asserted itself, Hatcher drew a defensive pass interference flag, McInnis sliced the secondary for gains of 30 and 17, and Rourke finished it off with a one-yard quarterback sneak (20–13 after Whyte’s convert). BC looked ready to pull away as the defense stacked stops and Mathieu Betts turned up the heat on Arbuckle.

But Toronto wouldn’t go away. Another Hajrullahu field goal from 35 yards made it 20–16, keeping the tension high.


Fourth quarter: trading punches… then the play that sealed it

The Lions leaned on their ground game. Zander Horvath churned out runs of 13 and 10 yards, Butler added 11, and Rourke’s legs picked up the hidden yards. McInnis hauled in a key third-down conversion before Rourke capped the drive with an 8-yard touchdown run. 27–16 BC, and the Orange Wave erupted.


Game over? Not yet. Arbuckle refused to fold. He hit Spencer Brown and Kevin Mital over the middle, benefited from an unnecessary roughness flag, and then found Makai Polk on a 7-yard touchdown strike. With the convert, Toronto pulled within 27–23.

And they weren’t done. Herslow (10 catches, 104 yards) kept chewing up intermediate space, Brown kept moving the sticks, and suddenly the Argos were driving deep into BC territory with the crowd holding its breath.


That’s when the Lions’ defense delivered the dagger. On 2nd-and-10, Betts burst off the edge, sacked Arbuckle, and knocked the ball loose. Josh Woods pounced on it and returned it to midfield. After review, the fumble stood.

From there, it was clock management and power runs. Kneel-downs closed it out. A third straight win, momentum secured, and a dome still standing.


Verdict

Far from perfect, three interceptions, wasted big plays, unnecessary penalties but the Lions showed resilience. Rourke atoned with his legs, Butler and McInnis stepped up in critical moments, and the defense struck when it mattered most with Betts’ strip-sack..


HIGHLIGHTS:


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