CFB: LA COURSE VERS UN FORMAT À 24 ÉQUIPES POURRAIT TRANSFORMER LE COLLEGE FOOTBALL
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Pendant plus d’un siècle, le college football reposait sur la rareté. Une seule défaite pouvait faire dérailler une course au titre national. Deux défaites mettaient presque toujours fin aux espoirs de championnat. Chaque samedi comptait parce que la marge d’erreur était pratiquement inexistante.
C’était l’identité même du sport.
Aujourd’hui, les dirigeants les plus puissants du college football discutent sérieusement d’un avenir où près d’une équipe FBS sur cinq pourrait accéder aux séries éliminatoires.
Et la bataille autour d’un College Football Playoff à 24 équipes est rapidement en train de devenir le conflit politique et financier le plus important que le sport ait connu depuis la fin de l’ère BCS. Le débat ne porte plus vraiment sur la question de savoir si l’expansion arrivera.
Cette partie-là semble déjà réglée.
La véritable question est désormais de savoir jusqu’où le college football est prêt à aller avant de cesser fondamentalement de ressembler au sport avec lequel les partisans ont grandi.
La poussée vers 24 équipes s’accélère
Le format actuel à 12 équipes restera en place pour la saison 2026 après que la SEC et le Big Ten n’aient pas réussi à trouver un accord sur une nouvelle expansion. Mais en coulisses, l’élan vers un format à 24 équipes prend rapidement de l’ampleur.
Le Big Ten est devenu la principale force derrière cette proposition. Le commissaire Tony Petitti aurait déjà fait circuler des documents internes décrivant une transition progressive vers un format à 16 équipes dès 2027-2028, avant d’atteindre 24 équipes d’ici la fin de la décennie. L’ACC a officiellement rejoint le mouvement en mai 2026, lorsque le commissaire Jim Phillips a publiquement soutenu l’expansion après des rencontres avec entraîneurs et directeurs athlétiques, estimant que trop d’équipes capables de lutter pour un championnat national sont encore exclues des séries.
Le Big 12 s’est également montré favorable au projet, même si certaines réserves subsistent concernant le calendrier et la répartition des revenus. Même au sein de la SEC, le soutien envers un format élargi commence à grandir. Des figures comme Kirby Smart, Josh Heupel ou encore le directeur athlétique du Tennessee Danny White ont publiquement ouvert la porte à un modèle à 24 équipes.
L’opposition provient désormais principalement de deux acteurs : la direction de la SEC elle-même et ESPN. Et les deux ont des milliards de raisons d’hésiter.
Derrière le discours, il est surtout question de droits télévisés
Les discours publics sur “l’accès”, “l’équité” et “les opportunités” ont évidemment une importance politique.
Mais le véritable moteur de ce débat reste l’argent de la télévision.
L’accord actuel entre le CFP et ESPN est évalué à environ 7,8 milliards de dollars sur six ans, soit près de 1,3 milliard par saison jusqu’en 2031. Or, ce contrat ne couvre pleinement que les formats allant jusqu’à 14 équipes.
Au-delà, un nouvel appel d’offres pourrait permettre à des diffuseurs comme FOX Sports, NBC Sports, CBS ou certaines plateformes de streaming d’entrer dans la bataille pour les matchs additionnels.
C’est précisément là que le Big Ten voit une opportunité majeure.
Le PDG de Fox Sports, Eric Shanks, a déjà publiquement soutenu l’idée d’un CFP à 24 équipes, tandis que Fox demeure le principal partenaire médiatique du Big Ten. Un format à 24 équipes ajouterait 12 matchs supplémentaires au format actuel de 11 rencontres. Une fois l’inventaire réservé à ESPN pris en compte, environ dix matchs pourraient devenir accessibles à d’autres réseaux.
L’expansion ne créerait pas seulement davantage d’accès.
Elle viendrait briser le monopole d’ESPN sur la propriété la plus précieuse du college football.
Les conférences savent désormais que le football éliminatoire est devenu l’un des produits télévisuels les plus lucratifs du sport nord-américain derrière la NFL.
Et elles veulent créer une véritable concurrence dans les enchères.

Les craintes de la SEC ne sont pas irrationnelles
La SEC demeure le principal obstacle institutionnel à un format à 24 équipes. Le commissaire Greg Sankey évoque régulièrement un “point de bascule”, c’est-à-dire le moment où l’expansion des séries commence à réduire l’importance de la saison régulière.
Et honnêtement, cette inquiétude est légitime.
Le passage de quatre à douze équipes a déjà profondément modifié la psychologie du sport. Mais un passage à 24 changerait complètement les mathématiques du college football.
Une équipe du Power Four avec trois défaites pourrait probablement rester confortablement en course jusqu’à la fin novembre. Des rencontres autrefois considérées comme décisives pourraient soudainement devenir de simples batailles de positionnement.
Un match comme Ohio State Buckeyes contre Texas Longhorns continuerait évidemment de générer d’immenses audiences grâce à la puissance des marques. Mais les conséquences d’une défaite deviendraient beaucoup moins importantes si les deux équipes sont pratiquement assurées de participer aux séries malgré tout.
C’est là tout le cœur philosophique du débat.
Le college football a construit son identité sur une logique d’élimination immédiate.
Un CFP à 24 équipes rapprocherait le sport d’un modèle beaucoup plus proche de la NFL, où la saison régulière sert davantage à préparer un tournoi qu’à survivre semaine après semaine.
Les matchs de championnat de conférence pourraient disparaître
L’une des plus grandes victimes d’un format à 24 équipes serait probablement la fin de semaine des championnats de conférence.
Selon plusieurs modèles étudiés, ces rencontres seraient éliminées et remplacées par des matchs éliminatoires disputés directement sur les campus. Financièrement, cela créerait une énorme tension.
Selon plusieurs rapports, le SEC Championship Game génère à lui seul entre 80 et 100 millions de dollars par année. Le match de championnat du Big Ten serait évalué autour de 75 millions, tandis que ceux de l’ACC et du Big 12 dépasseraient chacun les 50 millions.
Au total, le FBS pourrait perdre environ 250 millions de dollars de revenus liés aux finales de conférence si ces événements disparaissaient.
Ces matchs ne sont plus seulement des traditions. Ils sont devenus de véritables moteurs économiques.
Les partisans de l’expansion rétorquent toutefois que ces championnats sont devenus de plus en plus artificiels à l’ère du réalignement des conférences. Les matchs revanche se multiplient, les scénarios d’égalité deviennent controversés, et certaines conférences s’étendent désormais sur plusieurs fuseaux horaires et réalités géographiques.
Dans cette optique, remplacer ces finales par de véritables matchs éliminatoires devient plus facile à justifier.
Surtout lorsque ces affiches pourraient générer d’immenses audiences télévisées en décembre.
Le système des bowls continuerait de perdre en importance
Le système traditionnel des bowls avait déjà commencé à perdre de sa pertinence avec l’arrivée du CFP à 12 équipes.
Un format à 24 équipes accélérerait encore davantage ce déclin.
Retirer les équipes classées entre les rangs 13 et 24 du bassin des bowls priverait plusieurs matchs de leurs meilleures affiches potentielles. Et une fois que les partisans considèrent les séries éliminatoires comme la seule postseason réellement importante, tout le reste perd inévitablement de sa valeur.
Cela ne signifie pas nécessairement la disparition complète des bowls.
Mais l’époque où ils représentaient l’essence même de la postseason du college football continue lentement de s’effacer.
Les programmes du Group of Five pourraient être les grands perdants
L’un des aspects les plus controversés des modèles proposés concerne les petites conférences.
Sur le papier, “plus d’équipes” semble automatiquement signifier “plus d’opportunités”.
La réalité est beaucoup plus complexe. Dans le modèle préféré de la Big Ten, une seule place automatique serait toujours réservée au meilleur champion du Group of Five ou Group of Six, exactement comme dans le format actuel à 12 équipes.
Les 23 autres places iraient essentiellement aux équipes les mieux classées, ce qui favoriserait massivement la SEC et le Big Ten, les deux conférences qui contrôlent déjà la majorité des revenus du CFP.
Les programmes à l’extérieur des grandes conférences pourraient donc devenir encore plus marginalisés malgré l’expansion. Et cette réalité révèle la vérité plus profonde derrière le college football moderne.
Ce débat n’est plus seulement sportif.
C’est désormais une véritable guerre économique.
Le coût humain continue d’augmenter
Partout au pays, les entraîneurs parlent de plus en plus ouvertement d’épuisement.
Le portail des transferts, les négociations NIL, le recrutement, le carrousel des entraîneurs et la préparation des séries se chevauchent désormais presque en même temps.
L’entraîneur d’Indiana, Curt Cignetti, avait d’ailleurs évoqué la saison dernière l’étrange attente de trois semaines entre le titre de la Big Ten remporté par son équipe et leur quart de finale du Rose Bowl contre Alabama. Du côté d’Oregon, Dan Lanning a vu ses deux coordonnateurs quitter le programme pour devenir entraîneurs-chefs à California et Kentucky pendant même que les Ducks poursuivaient leur parcours éliminatoire.
Un format à 24 équipes intensifierait encore davantage cette réalité.
Plus de matchs signifieraient des saisons plus longues, des périodes de récupération plus courtes et davantage d’instabilité au sein des effectifs. Pendant ce temps, les entraîneurs doivent simultanément retenir leurs joueurs, recruter des remplaçants, gérer les dossiers NIL, préparer les matchs éliminatoires et composer avec les départs dans leurs staffs.
À un certain point, le sport risque simplement de pousser son propre modèle au-delà de ses limites. Même plusieurs partisans de l’expansion reconnaissent discrètement cette inquiétude.
Et maintenant?
Une décision finale concernant le format du CFP après 2026 devrait être prise avant le 1er décembre 2026, la date limite prévue dans l’accord actuel avec ESPN.
Pour l’instant, le scénario le plus réaliste semble être un compromis : un passage à 16 équipes dans un premier temps, avant une éventuelle transition vers 24 équipes plus tard dans la décennie.
Politiquement, l’élan semble déjà basculer vers l’expansion. L’argent est immense, l’inventaire télévisuel est extrêmement précieux, et les conférences comprennent parfaitement le potentiel financier derrière ce modèle.
L’histoire montre également que les séries éliminatoires ne rétrécissent presque jamais.
Elles continuent simplement de grandir. Le college football a passé des générations à construire son identité autour de l’urgence, de la rareté et de l’idée que chaque samedi comptait réellement.
Un CFP à 24 équipes ne changerait pas seulement la postseason.
Il pourrait fondamentalement redéfinir ce qu’est réellement devenu le college football.
THE RACE TOWARD 24 TEAMS COULD RESHAPE COLLEGE FOOTBALL BEYOND RECOGNITION

For more than a century, college football was built on scarcity. One loss could derail a national title run. Two losses usually ended it. Every Saturday carried weight because the margin for error barely existed.
That was the identity of the sport.
Now, college football's power brokers are seriously discussing a future where nearly one out of every five FBS teams could qualify for the postseason.
And the fight over a 24-team College Football Playoff is quickly becoming the most important political and financial battle the sport has faced since the end of the BCS era.
The debate is no longer about whether expansion is coming. That part is already settled.
The real question is how far college football is willing to go before it fundamentally stops looking like the sport fans grew up with.
The Push Toward 24 Is Accelerating
The current 12-team playoff format will remain in place for the 2026 season after the SEC and Big Ten failed to reach an agreement on another expansion model. But behind the scenes, momentum toward 24 teams is growing rapidly.
The Big Ten has emerged as the driving force behind the proposal. Commissioner Tony Petitti has circulated internal documents outlining a long-term expansion path that would move to 16 teams in 2027–28 before reaching 24 by the end of the decade. The ACC officially joined the movement in May 2026, with commissioner Jim Phillips publicly backing expansion after meetings with coaches and athletic directors, arguing that too many legitimate championship-caliber teams are still being excluded from the playoff conversation.
The Big 12 has also shown support, though with reservations regarding scheduling and revenue distribution. Even within the SEC, support for a larger playoff is growing. Coaches and administrators such as Kirby Smart, Josh Heupel, and Tennessee athletic director Danny White have all publicly shown openness toward a 24-team structure.
The resistance now comes primarily from two places: SEC leadership itself and ESPN. And both have billions of reasons to hesitate.
Strip Away the Rhetoric - This Is About Television Inventory
Every public statement about "access," "fairness," and "opportunity" matters politically. But the real engine behind this debate is television money.
The current CFP agreement with ESPN is worth $7.8 billion over six years, paying out $1.3 billion annually through the 2031 season. Crucially, that contract only fully covers formats up to 14 teams. Anything larger triggers an open bidding process, meaning Fox Sports, NBC, CBS, or streaming platforms could enter the playoff market for the additional games.
That possibility is precisely why the Big Ten sees opportunity. Fox Sports CEO Eric Shanks has publicly endorsed a 24-team bracket, and Fox is the Big Ten's primary media partner. A 24-team field would add 12 games to the current 11-game playoff. After ESPN's existing inventory is accounted for, roughly 10 games would be available for outside networks to bid on. The expansion would not simply create more access. It would crack open ESPN's monopoly on college football's most valuable property.
The conferences understand that postseason football has become one of the most valuable television properties in North American sports outside the NFL — and they want competition in the bidding.

The SEC's Fear Is Not Irrational
The SEC remains the biggest institutional obstacle to the 24-team model. Commissioner Greg Sankey has repeatedly warned about the "tipping point" — the moment where expanding the playoff begins to dilute the urgency of the regular season.
And honestly, that concern is legitimate.
The jump from four teams to 12 already changed the psychological structure of college football. But 24 changes the mathematics entirely. A three-loss Power Four program would likely remain comfortably alive throughout most of November. Games that once felt season-defining could suddenly become little more than seeding battles.
A matchup like Ohio State Buckeyes versus Texas Longhorns would still generate massive ratings because of brand power alone. But the consequences of losing become dramatically smaller when both teams are almost guaranteed playoff spots regardless of the outcome.
That is the core philosophical divide in this entire debate.
College football built its identity on elimination pressure. A 24-team playoff pushes the sport closer to the NFL model, where the regular season becomes positioning for a tournament rather than survival itself.
Conference Championship Games Could Disappear
One of the biggest casualties of a 24-team playoff would be conference championship weekend.
Under several proposed models, those games would be eliminated and replaced by opening-round playoff matchups hosted on campus sites. Financially, that creates enormous tension.
According to reporting by Yahoo Sports, the SEC Championship Game is valued between $80 million and $100 million annually, the Big Ten title game at roughly $75 million, and the ACC and Big 12 championship games at or above $50 million each. In total, the FBS stands to lose an estimated $250 million in conference championship game revenue if those events are eliminated. That is precisely the budgetary hole a 24-team playoff would need to fill.
These games are no longer just traditions. They are major economic engines, and the SEC is contractually obligated to ESPN to play its title game regardless of any future format change.
Supporters of expansion argue that conference championship games have become increasingly artificial in the modern realignment era. Rematches are becoming more common, tiebreakers increasingly controversial, and conferences now stretch across multiple time zones and geographic identities.
From that perspective, replacing conference title games with true playoff games becomes easier to justify, especially when those games would likely generate massive television audiences in December.
The Bowl System Would Take Another Hit
The traditional bowl structure already began losing relevance under the 12-team CFP model. A 24-team playoff would accelerate that decline dramatically.
Removing teams ranked between 13 and 24 from the bowl ecosystem strips many postseason games of their best possible matchups. And once fans begin viewing the playoff as the only postseason that truly matters, everything outside of it inevitably loses value.
That does not mean bowls disappear entirely. But the era where bowls defined the college football postseason continues fading further into the background.
The Hidden Losers: Group of Five Programs
One of the most controversial elements of the proposed expansion models is what happens to smaller conferences.
On the surface, "more teams" sounds like "more opportunity." The reality is more complicated.
Under the Big Ten's preferred 24-team model, only one guaranteed spot would go to the top Group of Five or Group of Six champion, the same number they receive in the current 12-team format. The remaining 23 spots would flow toward the highest-ranked teams, which means the additional bids would overwhelmingly land with the SEC and Big Ten, the same conferences that already receive 58 percent of CFP revenue.
Programs outside the power structure could actually become more marginalized despite the larger bracket.
That tension exposes the deeper truth behind modern college football. This is no longer simply a competitive debate. It is an economic arms race.
The Human Cost Keeps Growing
Coaches across the country are already privately warning about burnout. The transfer portal, NIL negotiations, recruiting calendars, coaching carousel movement, and playoff preparation now overlap almost simultaneously.
Indiana coach Curt Cignetti spoke openly last season about the awkward three-week gap between his team's Big Ten Championship win and their Rose Bowl quarterfinal against Alabama. Oregon's Dan Lanning watched both of his coordinators take head coaching jobs at California and Kentucky in the middle of the Ducks' playoff run. Ole Miss lost coach Lane Kiffin and several staff members to LSU during the same postseason window.
Expanding to 24 teams would intensify all of it. More games mean longer seasons, shorter recovery windows, and greater roster instability. The national championship game is already drifting deeper into January while coaches simultaneously attempt to retain players, recruit replacements, negotiate NIL situations, prepare for playoff opponents, and manage staff departures.
At some point, the sport risks stretching itself beyond sustainable limits. Even supporters of expansion quietly acknowledge that concern.
What Happens Next
A final decision on the playoff structure beyond 2026 is expected before December 1, 2026, the deadline written into the current ESPN contract.
Right now, the most realistic outcome appears to be a compromise: 16 teams first, followed by a path toward 24 later in the decade.
Politically, the momentum is clearly shifting toward expansion. The television money is enormous, the inventory is irresistible, and the conferences understand the financial upside. History also shows that playoffs rarely shrink, they only grow. The Big Ten has already floated future concepts beyond 24.
The sport spent generations building its identity around urgency, scarcity, and the idea that every Saturday mattered. A 24-team playoff would not just change the postseason.
It could fundamentally redefine what college football actually is.





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