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De la NFL à la NCAA : la Big Ten et la SEC referment brutalement la brèche

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Le commissaire de la SEC Greg Sankey. La conférence a adopté à l’unanimité une nouvelle règle interdisant le retour d’athlètes passés par les rangs professionnels. Photo : Cal Sport Media / Alamy.
Le commissaire de la SEC Greg Sankey. La conférence a adopté à l’unanimité une nouvelle règle interdisant le retour d’athlètes passés par les rangs professionnels. Photo : Cal Sport Media / Alamy.

Quarante-huit heures ont suffi. Entre le retour organisé de Dae'Quan Wright et Zxavian Harris à LSU et une décision de justice offrant à un ancien joueur NBA un maillot universitaire, les deux conférences les plus puissantes du sport universitaire ont réagi presque simultanément. Mardi, la Big Ten et la SEC ont adopté à l'unanimité des règles destinées à empêcher un athlète passé par les rangs professionnels de revenir évoluer au niveau universitaire.

Et les sanctions envisagées montrent qu'il ne s'agit pas d'une simple déclaration de principe.


La Big Ten ouvre le bal

La réaction est d'abord venue de la Big Ten. Mardi après-midi, les 18 établissements de la conférence ont adopté à l'unanimité une nouvelle règle visant directement les joueurs ayant déjà franchi la frontière entre sport universitaire et sport professionnel.

Désormais, un footballeur ne pourra plus être considéré comme éligible dans la conférence s'il a signé un contrat professionnel ou figuré, à un moment ou à un autre, sur l'effectif d'une équipe professionnelle. La mesure concerne également les underclassmen qui se sont déclarés pour la draft NFL sans se retirer de la procédure dans les délais prévus.

La Big Ten ne compte d'ailleurs peut-être pas s'arrêter au football. Dans son communiqué, la conférence a indiqué qu'elle continuait d'étudier la possibilité d'appliquer des restrictions comparables dans d'autres sports.


La SEC étend l'interdiction à la NBA et à la WNBA

Quelques heures plus tard, la SEC a emboîté le pas à sa rivale. À l'issue de deux jours de réunions entre présidents, chanceliers et directeurs sportifs au siège de la conférence à Birmingham, en Alabama, la nouvelle politique a été approuvée par un vote de 16-0, selon les informations d'ESPN.


Mais la SEC a choisi un périmètre nettement plus large. Sa règle ne concerne pas uniquement les joueurs passés par la NFL. Un établissement ne pourra pas aligner un athlète qui s'est déclaré pour une draft professionnelle, qu'il s'agisse de la NFL, de la NBA ou de la WNBA, sans s'être retiré conformément aux règles en vigueur. Sont également concernés les joueurs ayant signé un contrat avec une franchise NFL ou une autre ligue professionnelle de football américain, ainsi qu'avec une équipe NBA, G League, WNBA ou affiliée.

Cette extension au basket n'a rien de théorique. Lundi, l'ancien meneur vedette de St. John's


R.J. Luis Jr. a obtenu d'un juge de Louisiane une injonction temporaire lui permettant de rejoindre le programme de basket de LSU dirigé par Will Wade, alors même qu'il avait été brièvement sous contrat avec le Jazz et les Celtics. Le phénomène avait donc déjà débordé du football au moment du vote.

Ensemble, les deux conférences ferment la porte à 34 programmes parmi les plus puissants du pays.


Des sanctions calibrées pour dissuader les universités

La portée réelle des deux décisions se mesure surtout aux sanctions. Car il ne s'agit pas seulement de déclarer les joueurs inéligibles : les conférences veulent dissuader leurs propres universités de tenter le coup.


Dans la Big Ten, une infraction pourrait coûter à l'entraîneur principal la moitié de sa saison, soit une suspension de 50 % des matchs, tandis que son université s'exposerait à une amende institutionnelle. Selon CBS Sports, le barème serait calqué sur celui utilisé par la NCAA pour sanctionner les « transferts fantômes », avec une pénalité pouvant représenter 20 % du budget football du programme. Pour les mastodontes financiers de la conférence, la facture se compterait en millions de dollars. Le chiffre n'a toutefois pas été confirmé publiquement par la Big Ten.


Le changement de régime reste considérable. Jusqu'ici, la politique disciplinaire de la conférence permettait surtout au commissaire Tony Petitti d'imposer des amendes à cinq chiffres, les sanctions les plus lourdes nécessitant l'approbation du comité exécutif.

La SEC a choisi une autre approche. Son communiqué se termine par une mention sans ambiguïté : le commissaire Greg Sankey est autorisé à faire respecter cette règle par des sanctions contre les établissements membres. Un porte-parole a précisé à ESPN que le détail des pénalités serait annoncé ultérieurement. La Big Ten affiche donc un prix à payer, quand la SEC se réserve le droit d'adapter la sanction à chaque situation.


Wright, Harris et LSU ont accéléré le calendrier

Le 19 août, le juge William Jorden, de la 19e cour de district judiciaire de la paroisse d'East Baton Rouge, a accordé une ordonnance de restriction temporaire à des athlètes de la promotion 2022, soit 33 sportifs au total dont 16 footballeurs, en leur ouvrant une cinquième année d'éligibilité, à condition qu'ils résilient leur contrat professionnel et remboursent les sommes perçues. Le magistrat a également ordonné la réouverture du portail des transferts, normalement accessible en janvier, pendant une semaine pour les plaignants.


La contrainte financière n'a rien d'anecdotique. Le linebacker des Tampa Bay Buccaneers Jack Pyburn, ancien de LSU et lui aussi plaignant, avait un contrat garanti à hauteur de 115 000 dollars, dont 15 000 de prime à la signature.

C'est dans cette brèche que LSU s'est engouffrée. Lane Kiffin, arrivé à Baton Rouge en décembre après cinq saisons à Ole Miss, a récupéré coup sur coup deux de ses anciens joueurs : le tight end Dae'Quan Wright et le defensive tackle Zxavian Harris.

Le parcours de Wright résume à lui seul l'absurdité du moment. Non drafté en avril, il signe avec les Philadelphia Eagles, est libéré le 11 août, puis réclamé aux waivers par les Cleveland Browns. Il ne dispute aucune minute lors des deux matchs de présaison de la franchise, avant d'être coupé dimanche. Il a passé les waivers sans être réclamé mardi et doit s'engager avec les Tigers, onzièmes du classement AP de présaison, mercredi. Harris, également agent libre non drafté, arrive lui des New Orleans Saints.

L'entraîneur des Browns,

Todd Monken, a d'ailleurs révélé que Kiffin l'avait contacté au sujet de Wright environ une semaine avant que l'affaire ne devienne publique.

Kiffin a assumé sa démarche lundi en conférence de presse, refusant de commenter des cas individuels mais rappelant que les joueurs concernés étaient devenus recrutables et que d'autres programmes s'y intéressaient également. Sa logique tient en une phrase : si LSU ne les prend pas, l'équipe les affrontera peut-être.


Le vote de mardi place donc la SEC dans une position inconfortable, à quatre jours du coup d'envoi de la saison. Deux questions restent en suspens. Cette politique peut-elle s'appliquer à des joueurs dont le retour avait déjà été organisé avant son adoption ? Et que fera la conférence de ses propres statuts, qui interdisent les transferts internes en dehors de la fenêtre de janvier, un point qui concerne directement un mouvement d'Ole Miss vers LSU ? L'université n'avait pas réagi publiquement dans l'immédiat.


Un précédent récent montre que les conférences n'hésitent plus à affronter leurs propres membres. Dans le dossier Brendan Sorsby, le Big 12 était allé jusqu'à saisir la justice pour faire reconnaître son autorité disciplinaire face à Texas Tech, avant que l'université ne renonce. Une source citée par Yahoo Sports parle d'ailleurs du « moment Sorsby » de Greg Sankey.


Les entraîneurs réclament une frontière claire

Dan Lanning avait donné le ton dès samedi. Pour l'entraîneur d'Oregon, rejoindre la NFL doit constituer un point de non-retour. Il avait aussi insisté sur une conséquence très concrète : avec des effectifs désormais plafonnés, chaque place accordée à un joueur revenant du monde professionnel est une place qui disparaît pour un athlète déjà présent dans le système. Sa position est d'autant plus notable qu'Oregon, deuxième du classement AP de présaison, figurerait parmi les programmes les mieux armés pour profiter d'une telle ouverture.


Mardi, d'autres voix se sont ajoutées. L'entraîneur de Duke, Manny Diaz, a estimé qu'aucune autre organisation ne serait dirigée de cette manière et appelé les conférences à combler elles-mêmes le vide laissé par l'absence d'autorité centrale. Notre Dame, indépendante en football, s'est déclarée totalement opposée au retour de joueurs passés par la NFL.

La sidération dépasse même les frontières du sport universitaire. Interrogé sur la possibilité qu'un joueur qu'il a libéré retourne à l'université, l'entraîneur des Los Angeles Rams Sean McVay a répondu qu'il avait l'impression d'avoir avalé un space cake.


Le Big 12 et l'ACC pourraient rapidement suivre

Dans le Big 12, les directeurs sportifs ont exprimé un soutien unanime au principe d'une interdiction. Une nouvelle réunion était prévue mercredi et une politique formelle pourrait être adoptée dans les prochains jours. L'ACC travaille elle aussi sur le dossier : son commissaire Jim Phillips a confirmé que la question serait abordée mercredi. Une interdiction à l'échelle de l'American serait également à l'étude.


Des zones grises qui promettent de nouveaux recours

Les nouvelles règles ne tranchent pourtant pas toutes les questions.

La première concerne la draft. Les restrictions visent essentiellement les joueurs qui se sont déclarés avant d'avoir épuisé leur éligibilité universitaire. Un joueur ayant terminé son parcours NCAA avant de voir son nom inscrit à la draft ne se retrouve donc pas nécessairement dans la même situation.


Le dossier Cole Hutson illustre une autre difficulté. L'offensive lineman a poursuivi la NCAA devant un tribunal texan pour obtenir une saison supplémentaire et a été autorisé à rejoindre Texas après des camps NFL, sans jamais avoir été sous contrat. Chaque cas dépend donc de circonstances juridiques très précises.

Surtout, rien n'est définitivement réglé. Les ordonnances rendues à Baton Rouge sont des mesures temporaires et une audience sur une injonction préliminaire est fixée au 31 août en Louisiane. Le sort réel des joueurs concernés pourrait donc évoluer une nouvelle fois quelques jours seulement après le début de la saison.


Enfin, en légiférant elles-mêmes, les conférences s'exposent directement aux futures contestations. Pendant des décennies, la NCAA constituait la principale cible des recours portant sur l'éligibilité. Désormais, une conférence qui interdit à un joueur de participer pourrait devoir défendre sa politique devant les tribunaux. Des recours de joueurs, voire d'universités, paraissent inévitables si ces règles commencent réellement à être appliquées. L'unanimité obtenue mardi limite toutefois, à court terme, la probabilité d'une fronde interne.

Pendant ce temps, la NCAA continue de réclamer une intervention du Congrès et plaide pour l'adoption du Protect College Sports Act, nouvelle illustration d'un système dans lequel les conférences prennent de plus en plus souvent les décisions que l'association nationale ne parvient plus à imposer seule.


Une brèche ouverte et presque aussitôt refermée

Un joueur coupé pendant la présaison NFL pouvait soudainement envisager de rejoindre, quelques jours plus tard, un programme du Top 15 national. En quarante-huit heures, le college football est passé de cette situation presque inimaginable à une contre-offensive réglementaire.


La Big Ten a choisi la dissuasion maximale : jusqu'à la moitié d'une saison de suspension pour l'entraîneur et potentiellement plusieurs millions de dollars d'amende pour son université. La SEC a préféré élargir immédiatement le principe au-delà du football, en incluant les joueurs passés par la NBA, la G League et la WNBA.

Derrière les différences de forme, le message est identique. Le sport universitaire doit rester réservé aux athlètes universitaires, et le passage chez les professionnels doit constituer une frontière.

Reste désormais la partie la plus délicate. Écrire une règle à l'unanimité est une chose. L'appliquer, quelques jours plus tard, à l'un de ses propres membres, et éventuellement défendre cette décision devant un tribunal, en est une autre.

NFL to NCAA: The Big Ten and SEC Slam the Door Shut

SEC Commissioner Greg Sankey. The conference unanimously adopted a new rule barring athletes who have entered the professional ranks from returning to college competition. Photo: Cal Sport Media / Alamy.
SEC Commissioner Greg Sankey. The conference unanimously adopted a new rule barring athletes who have entered the professional ranks from returning to college competition. Photo: Cal Sport Media / Alamy.

Forty-eight hours was all it took. Between the arranged returns of Dae'Quan Wright and Zxavian Harris to LSU and a court ruling handing a former NBA player a college jersey, the two most powerful conferences in college sports reacted almost simultaneously. On Tuesday, the Big Ten and the SEC unanimously adopted rules designed to prevent athletes who have crossed into the professional ranks from coming back to compete at the college level. And the penalties on the table show this is more than a statement of principle.


The Big Ten Moves First

The response came from the Big Ten first. On Tuesday afternoon, the conference's 18 institutions unanimously adopted a new rule aimed squarely at players who have already crossed the line between college and professional sports.

From now on, a football player can no longer be considered eligible within the conference if he has signed a professional contract or appeared, at any point, on a professional roster. The measure also covers underclassmen who declared for the NFL Draft without properly withdrawing from the process.

The Big Ten may not stop at football, either. In its statement, the conference said it was continuing to evaluate similar restrictions in other sports.


The SEC Extends the Ban to the NBA and WNBA

A few hours later, the SEC followed its rival's lead. After two days of meetings between presidents, chancellors and athletic directors at the conference's headquarters in Birmingham, Alabama, the new policy was approved by a 16-0 vote, according to ESPN.

But the SEC chose a significantly wider scope. Its rule does not apply only to players who went through the NFL. A member school cannot roster an athlete who has declared for a professional draft, whether the NFL, the NBA or the WNBA, without withdrawing in accordance with the applicable rules. Also covered are players who have signed a contract with an NFL franchise or another professional football league, as well as with an NBA, G League, WNBA or affiliated team.


That extension into basketball is anything but theoretical. On Monday, former St. John's star guard R.J. Luis Jr. obtained a temporary injunction from a Louisiana judge allowing him to join the LSU basketball program run by Will Wade, despite having been briefly under contract with the Jazz and the Celtics. The phenomenon had already spread beyond football by the time the votes were held.

Together, the two conferences have closed the door at 34 of the most powerful programs in the country.


Penalties Built to Deter Schools

The real weight of both decisions lies in the penalties. Because this is not only about ruling players ineligible: the conferences want to deter their own institutions from trying it.

In the Big Ten, a violation could cost the head coach half of his season, a suspension covering 50 percent of games, while his university would face an institutional fine. According to CBS Sports, the framework is modeled on the one the NCAA uses to punish "ghost transfers," with a penalty that could amount to 20 percent of the program's football budget. For the conference's financial heavyweights, the bill would run into the millions of dollars. The figure has not been publicly confirmed by the Big Ten.


The shift is still considerable. Until now, the conference's disciplinary policy mostly allowed commissioner Tony Petitti to impose five-figure fines, with heavier sanctions requiring executive committee approval.

The SEC took a different approach. Its statement ends with an unambiguous note: commissioner Greg Sankey is authorized to enforce the rule through penalties against member institutions. A spokesperson told ESPN that the details of those penalties would be announced later. The Big Ten has set a price to pay, while the SEC reserves the right to tailor the punishment to each situation.


Wright, Harris and LSU Forced the Timeline

On August 19, Judge William Jorden, of the 19th Judicial District Court in East Baton Rouge Parish, granted a temporary restraining order to athletes from the 2022 class, 33 in total across various sports including 16 football players, opening up a fifth year of eligibility provided they terminate their professional contracts and repay any earnings. The judge also ordered the transfer portal, normally open only in January, to reopen for a week for the plaintiffs.


The financial condition is no small matter. Tampa Bay Buccaneers linebacker Jack Pyburn, a former LSU player and one of the plaintiffs, had a contract guaranteeing him 115,000 dollars, including a 15,000 dollar signing bonus.

LSU wasted no time stepping into that opening. Lane Kiffin, who arrived in Baton Rouge in December after five seasons at Ole Miss, landed two of his former players in quick succession: tight end Dae'Quan Wright and defensive tackle Zxavian Harris.


Wright's path captures the absurdity of the moment on its own. Undrafted in April, he signed with the Philadelphia Eagles, was released on August 11, then claimed off waivers by the Cleveland Browns. He did not play a single snap in the franchise's two preseason games before being waived on Sunday. He cleared waivers unclaimed on Tuesday and is expected to sign Wednesday with the Tigers, ranked 11th in the preseason AP poll. Harris, also an undrafted free agent, arrives from the New Orleans Saints. Browns head coach Todd Monken revealed that Kiffin had contacted him about Wright roughly a week before the story became public.


Kiffin owned his approach at a news conference on Monday, declining to discuss individual cases but noting that the players involved had become recruitable and that other programs were pursuing them as well. His logic fits in one sentence: if LSU does not take them, his team may end up playing against them.


Tuesday's vote therefore leaves the SEC in an uncomfortable position, four days before the season kicks off. Two questions remain unanswered. Can the policy apply to players whose returns had already been arranged before it was adopted? And what will the conference do about its own bylaws, which bar intra-conference transfers outside the January window, a point that bears directly on a move from Ole Miss to LSU? The school had no immediate public comment.


A recent precedent shows conferences are no longer reluctant to take on their own members. In the Brendan Sorsby case, the Big 12 went as far as going to court to establish its disciplinary authority over Texas Tech before the school backed down. One source cited by Yahoo Sports has called this Greg Sankey's "Sorsby moment."


Coaches Want a Clear Line

Dan Lanning set the tone on Saturday. For the Oregon head coach, reaching the NFL should be a point of no return. He also stressed a very concrete consequence: with college rosters now capped, every spot handed to a player coming back from the professional ranks is a spot taken away from an athlete already in the system. His stance is all the more notable given that Oregon, ranked second in the preseason AP poll, would be among the programs best equipped to take advantage of such an opening.


On Tuesday, other voices joined in. Duke head coach Manny Diaz said no other organization would be run this way and called on the conferences to fill the vacuum left by the absence of a central authority. Notre Dame, an independent in football, said it was fully opposed to players returning from the NFL.

The disbelief extends well beyond college sports. Asked about the possibility of a player he had released heading back to college, Los Angeles Rams head coach Sean McVay said it felt like he had eaten an edible.


The Big 12 and the ACC Could Follow Quickly

In the Big 12, athletic directors voiced unanimous support for the principle of a ban. Another meeting was scheduled for Wednesday and a formal policy could be adopted in the coming days. The ACC is working on the issue as well: commissioner Jim Phillips confirmed the matter would be discussed Wednesday. A conference-wide ban is reportedly also under consideration in the American.


Gray Areas That Promise More Lawsuits

The new rules do not settle every question.

The first concerns the draft. The restrictions essentially target players who declared before exhausting their college eligibility. A player who completed his NCAA career before his name was entered into the draft is not necessarily in the same position.


The Cole Hutson case illustrates another difficulty. The offensive lineman sued the NCAA in a Texas court to obtain an additional season and was cleared to join Texas after taking part in NFL camps, without ever having been under contract. Every case therefore turns on very specific legal circumstances.

Above all, nothing is settled for good. The orders issued in Baton Rouge are temporary measures, and a preliminary injunction hearing is set for August 31 in Louisiana. The actual status of the players involved could shift again just days after the season begins.

Finally, by legislating on their own, the conferences are exposing themselves directly to future challenges.

For decades, the NCAA was the primary target of eligibility lawsuits. Now a conference that declares a player ineligible could have to defend its policy in court. Lawsuits from players, and possibly from schools, look inevitable if these rules are actually enforced. The unanimity reached Tuesday does limit, in the short term, the likelihood of internal revolt.

Meanwhile, the NCAA continues to call for congressional action and is pushing for passage of the Protect College Sports Act, another illustration of a system in which conferences increasingly make the decisions the national association can no longer impose on its own.


An Opening Created and Almost Immediately Closed

A player cut during NFL preseason could suddenly consider joining a top 15 program in the country days later. In forty-eight hours, college football went from that near unthinkable scenario to a full regulatory counteroffensive.


The Big Ten opted for maximum deterrence: up to half a season of suspension for the head coach and potentially millions of dollars in fines for his university. The SEC chose instead to immediately widen the principle beyond football, covering players who have passed through the NBA, the G League and the WNBA.


Behind the differences in form, the message is the same. College sports should remain for college athletes, and the move to the professional ranks should be a boundary.

What comes next is the hard part. Writing a rule unanimously is one thing. Enforcing it, days later, against one of your own members, and possibly defending that decision in court, is another.

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